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Économie - Liban - Rapport

Les actifs bancaires en hausse de 8,2 % fin octobre

L’activité bancaire du Liban a augmenté de 8,2 % depuis le début de l’année, le total des actifs s’élevant à 139,5 milliards de dollars à la fin octobre 2011. Parallèlement, les dépôts des clients ont représenté plus de 80 % du bilan des banques.
Le secteur bancaire libanais a enregistré une croissance peu satisfaisante sur les dix premiers mois de l’année 2011 dans un contexte politique local et régional instable, a indiqué le Lebanon Weekly Monitor de Bank Audi. Mesurée par le total des actifs des banques opérant au Liban, l’activité bancaire a augmenté de 8,2 % depuis le début de l’année pour atteindre les 139,5 milliards de dollars à la fin octobre 2011. Un chiffre à comparer avec une croissance de 9,9 % durant la même période de l’an dernier.
L’activité bancaire du pays continue en outre d’être soutenue par les dépôts des clients, à un niveau certes moins important que celui de l’année précédente à la même période. En effet, le total des dépôts, qui ont représenté plus de 80 % du bilan des banques, a enregistré une hausse modérée de 7 milliards de dollars de décembre 2010 à octobre 2011, période entièrement guidée par les dépôts des non-résidents. Les dépôts en devises étrangères ont légèrement progressé de 7,9 milliards de dollars sur les dix premiers mois de l’année tandis que ceux en livres se sont contractés de 0,9 milliard de dollars sur la même période. En conséquence, la proportion des dépôts en dollars a repris sa tendance à la hausse, passant de 63,2 % fin décembre 2010 à 66,3 % fin octobre 2011.
Par ailleurs, il est important de souligner que la part des dépôts des non-résidents est historique, son augmentation représentant 31 % du total de la croissance des dépôts, contre une moyenne de 18 % durant les cinq années précédentes. Les dépôts des non-résidents ont ainsi totalisé 20,6 milliards de dollars fin octobre 2011, en hausse de 2,1 milliards de dollars par rapport à la fin de l’année 2010, tandis que ceux des résidents a atteint les 93,6 milliards de dollars, en hausse de 4,8 milliards par rapport à la même période.
Tandis que le contexte politique régional et local ne se prête pas à une importante activité de prêt bancaire, celle-ci a néanmoins réussi à se développer considérablement depuis le début de l’année. En dépit d’une faible hausse des prêts en comparaison avec la même période de l’an dernier, les crédits accordés par les banques ont augmenté de 4,3 milliards de dollars sur les dix premiers mois de l’année de 2011, alors que 67,5 % d’entre eux ont été alimentés par une hausse des prêts libellés en devises, permettant de maintenir le ratio de dollarisation autour des 80 %.
Cependant, les prêts en devises, qui constituent 20 % du portefeuille, ont représenté 33 % du total de la hausse depuis le début de l’année, bénéficiant de nouvelles mesures d’exemptions de la BDL.
La croissance des prêts cette année s’élève à deux fois la croissance moyenne enregistrée au cours des cinq dernières années. La hausse des prêts du secteur bancaire dans un contexte de ralentissement de la croissance des dépôts a conduit à un ratio des prêts aux dépôts de l’ordre de 34,3 % fin octobre 2011 contre 32,6 % en décembre 2010.
Rappelons que l’agence de notation Moody’s a récemment abaissé de stable à négative la perspective sur les banques libanaises, à cause notamment de l’instabilité dans le monde arabe et, en particulier, en Syrie.
Moody’s a indiqué s’attendre à ce que la rentabilité des banques soit mise sous pression à l’avenir en raison du ralentissement de l’activité économique qui va provoquer une contraction du crédit et des opérations portant intérêts.
Le secteur bancaire libanais a enregistré une croissance peu satisfaisante sur les dix premiers mois de l’année 2011 dans un contexte politique local et régional instable, a indiqué le Lebanon Weekly Monitor de Bank Audi. Mesurée par le total des actifs des banques opérant au Liban, l’activité bancaire a augmenté de 8,2 % depuis le début de l’année pour atteindre les 139,5 milliards de dollars à la fin octobre 2011. Un chiffre à comparer avec une croissance de 9,9 % durant la même période de l’an dernier. L’activité bancaire du pays continue en outre d’être soutenue par les dépôts des clients, à un niveau certes moins important que celui de l’année précédente à la même période. En effet, le total des dépôts, qui ont représenté plus de 80 % du bilan des banques, a enregistré une hausse...
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