Tensions avant les législatives : cinq morts depuis samedi
OLJ /
le 09 décembre 2011 à 00h33
Cinq personnes, dont un candidat du parti présidentiel, ont été tuées depuis le début, le 3 décembre, de la campagne pour les législatives en Côte d’Ivoire, un scrutin capital pour permettre au pays de tourner la page d’une crise postélectorale ayant fait 3 000 morts. Ce scrutin est boycotté par le parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, transféré fin novembre à La Haye, où il est soupçonné par la Cour pénale internationale (CPI) d’être « coauteur indirect » de crimes contre l’humanité commis par ses forces lors de la crise entre novembre 2010 et avril 2011. Les incidents se multipliant, le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, a pour la première fois hier fait un bilan des violences avant la fin de la campagne prévue ce soir à minuit (locale et GMT). Il a fait état de trois personnes tuées par un tir de roquettes mercredi à Grand-Lahou (Sud), d’un candidat du Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président Alassane Ouattara, qui a été « brûlé », et d’un jeune villageois tué le week-end. La présence d’hommes armés aux côtés de certains candidats, à l’origine d’« incidents isolés », a par ailleurs été vivement dénoncée hier par le gouvernement. Ces inquiétudes ont été relayées par le chef de la Mission de l’ONU dans le pays (Onuci), forte de 12 000 éléments. Bert Koenders a « déploré vivement les incidents isolés provoqués très souvent par des hommes armés présents autour des candidats, perturbant ainsi la quiétude des populations ». Ces incidents soulignent que, malgré une nette amélioration, la situation sécuritaire reste fragile, en particulier dans l’Ouest. La sécurité, avec le taux de participation, un des grands enjeux du scrutin de dimanche. Quelque 25 000 éléments des forces de l’ordre ivoiriennes doivent être déployés, soutenus par 7 000 membres de l’Onuci. (Source : AFP)
Cinq personnes, dont un candidat du parti présidentiel, ont été tuées depuis le début, le 3 décembre, de la campagne pour les législatives en Côte d’Ivoire, un scrutin capital pour permettre au pays de tourner la page d’une crise postélectorale ayant fait 3 000 morts. Ce scrutin est boycotté par le parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, transféré fin novembre à La Haye, où il est soupçonné par la Cour pénale internationale (CPI) d’être « coauteur indirect » de crimes contre l’humanité commis par ses forces lors de la crise entre novembre 2010 et avril 2011.Les incidents se multipliant, le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, a pour la première fois hier fait un bilan des violences avant la fin de la campagne prévue ce soir à minuit (locale et GMT). Il a fait état de trois...
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