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Moyen Orient et Monde - Koweït

Le Parlement dissous après une nouvelle crise politique

L’émir du Koweït, cheikh Sabah el-Ahmad al-Sabah, a dissous par décret, mardi, le Parlement pour la quatrième fois en moins de six ans, à la suite de protestations sans précédent dans l’émirat du Golfe. « En raison d’obstruction au progrès et de menace pour les intérêts supérieurs du pays, il a été décidé de revenir au peuple », a-t-il déclaré pour justifier cette décision.
Le Mouvement progressiste (opposition libérale) n’a pas tardé à réagir et s’est félicité de cette mesure, réclamant dans un communiqué « des réformes politiques et constitutionnelles », comme une monarchie constitutionnelle, un gouvernement élu, la légalisation des partis politiques et un amendement du code électoral. En vertu de la loi koweïtienne, des élections législatives anticipées doivent être convoquées dans les 60 jours.
Rappelons que la semaine dernière, l’émir avait nommé le ministre de la Défense, cheikh Jaber Moubarak al-Sabah, au poste de Premier ministre, après la démission de cheikh Nasser Mohammad el-Ahmad al-Sabah. Ce dernier avait quitté son poste après des manifestations, sur fond d’accusations de corruption et de mauvaise gestion des affaires publiques. Cette campagne en faveur de son limogeage, lancée en mars, s’était intensifiée en août après des accusations selon lesquelles une quinzaine de députés proches du gouvernement ont obtenu des virements illégaux sur leurs comptes bancaires, estimés par l’opposition à 350 millions de dollars. En septembre, le parquet avait ouvert une enquête sans précédent sur les comptes bancaires des suspects.
Le Koweït a été secoué par des crises politiques à répétition depuis la nomination de cheikh Nasser à la tête du gouvernement en 2006, entravant le développement de l’émirat malgré sa richesse pétrolière.
(Source : AFP)
L’émir du Koweït, cheikh Sabah el-Ahmad al-Sabah, a dissous par décret, mardi, le Parlement pour la quatrième fois en moins de six ans, à la suite de protestations sans précédent dans l’émirat du Golfe. « En raison d’obstruction au progrès et de menace pour les intérêts supérieurs du pays, il a été décidé de revenir au peuple », a-t-il déclaré pour justifier cette décision.Le Mouvement progressiste (opposition libérale) n’a pas tardé à réagir et s’est félicité de cette mesure, réclamant dans un communiqué « des réformes politiques et constitutionnelles », comme une monarchie constitutionnelle, un gouvernement élu, la légalisation des partis politiques et un amendement du code électoral. En vertu de la loi koweïtienne, des élections législatives anticipées doivent être convoquées dans...
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