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Économie - Liban - Finances

Moody’s abaisse la perspective sur les banques libanaises

L’agence de notation financière Moody’s a abaissé hier de stable à négative la perspective sur les banques libanaises, invoquant notamment l’instabilité dans le monde arabe et, en particulier, en Syrie voisine.
Le ralentissement de la croissance et l’exposition des actifs bancaires et avoirs des banques libanaises à d’autres pays touchés par des troubles politiques, comme l’Égypte et la Jordanie, ont également contribué à cette décision, selon Moody’s.
« Si la situation au regard des prêts non performants s’est améliorée pendant la période 2006-2010, il est très probable que cette tendance s’inverse », a ajouté l’agence. « En plus de la fragilisation de l’environnement économique national, les banques, surtout les plus importantes, ont une exposition importante vis-à-vis des pays qui sont en cours de transition politique ou touchés par des troubles, en particulier la Syrie et l’Égypte », ajoute-t-elle.
Moody’s indique s’attendre à ce que la rentabilité des banques soit mise sous pression à l’avenir en raison du ralentissement de l’activité économique qui va provoquer une contraction du crédit et des opérations portant intérêts.
Le système bancaire libanais a également une exposition importante – de l’ordre de 50 milliards de dollars – à la dette souveraine du Liban, souligne l’agence de notation.
Mais cette situation est tempérée par des liquidités importantes et une assise solide pour les dépôts. « Les actifs très liquides et des placements auprès de banques internationales représentent environ 25 % de la totalité des actifs » des banques libanaises, souligne-t-on de même source.
« En plus, le secteur conserve une structure relativement stable, soutenue par les dépôts des clients, qui comptent pour environ 90 % du total du passif » et reçoivent d’importants transferts de l’étranger, indique l’agence.
Les transferts vers le Liban de fonds de Libanais résidant à l’étranger représentent quelques 22 % du produit intérieur brut (PIB) libanais, rappelle Moddy’s.
Ces transferts « ont montré dans le passé leur forte résilience, même quand les risques de fuite de capitaux augmentent lors de périodes d’instabilité politique », a indiqué Moody’s.
L’agence de notation financière Moody’s a abaissé hier de stable à négative la perspective sur les banques libanaises, invoquant notamment l’instabilité dans le monde arabe et, en particulier, en Syrie voisine.Le ralentissement de la croissance et l’exposition des actifs bancaires et avoirs des banques libanaises à d’autres pays touchés par des troubles politiques, comme l’Égypte et la Jordanie, ont également contribué à cette décision, selon Moody’s.« Si la situation au regard des prêts non performants s’est améliorée pendant la période 2006-2010, il est très probable que cette tendance s’inverse », a ajouté l’agence. « En plus de la fragilisation de l’environnement économique national, les banques, surtout les plus importantes, ont une exposition importante vis-à-vis des pays qui sont en...
commentaires (2)

L'abaissement de la notation de Moody's pour les banques libanaises est basé sur l'insécurité qui prévaut dans les pays des printemps arabes, mais surtout sur celle qui envenime le Liban même. C'est un premier indice de l'exposition économique du Liban où cas où on ne respecterait pas les engagements internationaux. Ne mésestimez pas le rôle de ces agences qui sont au service de qui on sait... Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

03 h 13, le 07 décembre 2011

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Commentaires (2)

  • L'abaissement de la notation de Moody's pour les banques libanaises est basé sur l'insécurité qui prévaut dans les pays des printemps arabes, mais surtout sur celle qui envenime le Liban même. C'est un premier indice de l'exposition économique du Liban où cas où on ne respecterait pas les engagements internationaux. Ne mésestimez pas le rôle de ces agences qui sont au service de qui on sait... Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    03 h 13, le 07 décembre 2011

  • Il n'y a pas de quoi fouetter un chat, le seul risque serait de croire que le hezb y est pour quelque chose, et dans ce cas, il serait responsable de l'abaissement de la notation de toutes les économies de la zone euro ce jour.

    Jaber Kamel

    03 h 13, le 06 décembre 2011

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