Des dizaines de milliers de personnes célèbrent l’événement dans les rues.
OLJ /
le 29 novembre 2011 à 01h11
Le gouvernement koweïtien, dont le limogeage était réclamé par l’opposition pour une affaire de corruption, a présenté hier sa démission. « La démission a été acceptée par l’émir », cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a déclaré le député de l’opposition islamiste Khaled al-Sultan, à sa sortie du Parlement. La démission a été confirmée par la télévision publique. « Nous attendons la nomination d’un nouveau Premier ministre avant que le Parlement ne soit dissous », ce qui ouvrira la voie à des élections anticipées, a ajouté M. Sultan. Le président du Parlement, Jassem al-Khorafi, s’est abstenu de tout commentaire sur cette démission, indiquant qu’il revenait au gouvernement d’en faire l’annonce. Il a toutefois affirmé ne pas être au courant d’une dissolution du Parlement. Notons que ces développements sont intervenus après une réunion d’urgence du Conseil des ministres, présidée par l’émir et consacrée à la crise dans le pays. En soirée, des dizaines de milliers de Koweïtiens sont descendus dans les rues pour célébrer l’événement et réclamer la dissolution du Parlement. L’opposition avait initialement appelé à cette manifestation pour réclamer la démission du gouvernement, dirigé par cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, un membre éminent de la famille régnante. Selon les organisateurs, 90 000 personnes ont participé à la manifestation, ce qui en fait la plus importante de l’histoire du Koweït, dont la population autochtone est de quelque 1,2 million de personnes. « La démission du gouvernement ne suffit pas. Le Parlement doit être dissous et les députés corrompus traduits en justice », a affirmé le parlementaire islamiste Mohammad Hayef à la foule qui l’acclamait. Rappelons que l’opposition menait campagne pour le limogeage du Premier ministre et la dissolution du Parlement, à la suite d’un scandale de corruption impliquant une quinzaine de députés. Elle accuse également cheikh Nasser d’avoir transféré des millions de dollars de fonds publics sur ses comptes bancaires à l’étranger. Le gouvernement a catégoriquement nié ces accusations. Ce dernier avait déjà démissionné six fois depuis la nomination de cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah comme Premier ministre en février 2006, un poste auquel il a été renommé à chaque fois. (Source : AFP)
Le gouvernement koweïtien, dont le limogeage était réclamé par l’opposition pour une affaire de corruption, a présenté hier sa démission. « La démission a été acceptée par l’émir », cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a déclaré le député de l’opposition islamiste Khaled al-Sultan, à sa sortie du Parlement. La démission a été confirmée par la télévision publique. « Nous attendons la nomination d’un nouveau Premier ministre avant que le Parlement ne soit dissous », ce qui ouvrira la voie à des élections anticipées, a ajouté M. Sultan. Le président du Parlement, Jassem al-Khorafi, s’est abstenu de tout commentaire sur cette démission, indiquant qu’il revenait au gouvernement d’en faire l’annonce. Il a toutefois affirmé ne pas être au courant d’une dissolution du Parlement. Notons que ces...
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