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Moyen Orient et Monde - Crise

Le cabinet koweïtien démissionne

Des dizaines de milliers de personnes célèbrent l’événement dans les rues.
Le gouvernement koweïtien, dont le limogeage était réclamé par l’opposition pour une affaire de corruption, a présenté hier sa démission. « La démission a été acceptée par l’émir », cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a déclaré le député de l’opposition islamiste Khaled al-Sultan, à sa sortie du Parlement. La démission a été confirmée par la télévision publique. « Nous attendons la nomination d’un nouveau Premier ministre avant que le Parlement ne soit dissous », ce qui ouvrira la voie à des élections anticipées, a ajouté M. Sultan. Le président du Parlement, Jassem al-Khorafi, s’est abstenu de tout commentaire sur cette démission, indiquant qu’il revenait au gouvernement d’en faire l’annonce. Il a toutefois affirmé ne pas être au courant d’une dissolution du Parlement. Notons que ces développements sont intervenus après une réunion d’urgence du Conseil des ministres, présidée par l’émir et consacrée à la crise dans le pays.
En soirée, des dizaines de milliers de Koweïtiens sont descendus dans les rues pour célébrer l’événement et réclamer la dissolution du Parlement. L’opposition avait initialement appelé à cette manifestation pour réclamer la démission du gouvernement, dirigé par cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, un membre éminent de la famille régnante. Selon les organisateurs, 90 000 personnes ont participé à la manifestation, ce qui en fait la plus importante de l’histoire du Koweït, dont la population autochtone est de quelque 1,2 million de personnes. « La démission du gouvernement ne suffit pas. Le Parlement doit être dissous et les députés corrompus traduits en justice », a affirmé le parlementaire islamiste Mohammad Hayef à la foule qui l’acclamait.
Rappelons que l’opposition menait campagne pour le limogeage du Premier ministre et la dissolution du Parlement, à la suite d’un scandale de corruption impliquant une quinzaine de députés. Elle accuse également cheikh Nasser d’avoir transféré des millions de dollars de fonds publics sur ses comptes bancaires à l’étranger. Le gouvernement a catégoriquement nié ces accusations. Ce dernier avait déjà démissionné six fois depuis la nomination de cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah comme Premier ministre en février 2006, un poste auquel il a été renommé à chaque fois.
(Source : AFP)
Le gouvernement koweïtien, dont le limogeage était réclamé par l’opposition pour une affaire de corruption, a présenté hier sa démission. « La démission a été acceptée par l’émir », cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a déclaré le député de l’opposition islamiste Khaled al-Sultan, à sa sortie du Parlement. La démission a été confirmée par la télévision publique. « Nous attendons la nomination d’un nouveau Premier ministre avant que le Parlement ne soit dissous », ce qui ouvrira la voie à des élections anticipées, a ajouté M. Sultan. Le président du Parlement, Jassem al-Khorafi, s’est abstenu de tout commentaire sur cette démission, indiquant qu’il revenait au gouvernement d’en faire l’annonce. Il a toutefois affirmé ne pas être au courant d’une dissolution du Parlement. Notons que ces...
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