Hors des murs du centre de conférences de Durban, des activistes demandent une « justice climatique ». Photo Alexander Joe/AFP
Les représentants de près de 183 pays, sur les 194 membres de ce processus onusien, sont attendus jusqu’au 9 décembre au centre des conférences de Durban. « En deux semaines à peine, nous devons obtenir des résultats », a déclaré à la tribune la ministre mexicaine des Affaires étrangères, Patricia Espinosa, qui a pris la parole la première en tant que présidente de la précédente conférence tenue en décembre dernier à Cancun. Quant au président sud-africain Jacob Zuma, il a souligné en clôture de la cérémonie d’ouverture : « Pour beaucoup de personnes dans les pays en développement et en Afrique, le changement climatique est une question de vie ou de mort. »
L’avenir du protocole de Kyoto, seul traité international imposant des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés, s’annonce comme le sujet-clé aux côtés de questions comme les financements dont pourraient bénéficier les pays les plus vulnérables. Les pays en développement soutenus par nombre de mouvements sociaux et d’ONG exigent, eux, que les pays développés reprennent des engagements à l’issue d’une période initiale qui se termine fin 2012 et, au-delà du protocole de Kyoto lui-même, que les négociations débouchent sur un nouveau cadre international impliquant tous les pays.
Le rôle des grands pays émergents comme l’Inde et la Chine, mais aussi des États-Unis, paralysés par leur situation politique intérieure, va donc être décisif pour éviter que Durban ne soit un nouvel échec, alors que ce processus onusien reste très fragile deux ans après la déception de Copenhague. D’autant que l’objectif de contenir le réchauffement sous les 2°C, adopté l’an dernier à Cancun, paraît toujours plus inaccessible au regard des émissions record de CO2 et des mesures annoncées par les pays.
Au cours d’une conférence de presse en fin de journée, le négociateur en chef américain Jonathan Pershing a estimé pour sa part qu’il est « peu probable » que les grandes économies revoient à la hausse d’ici à 2020 leurs objectifs et leurs actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La responsable climat de l’ONU, Christiana Figueres, a de son côté invité les délégués à trouver l’inspiration dans la longue lutte de Nelson Mandela contre le régime de l’apartheid en citant des propos de l’ex-président sud-africain : « Cela paraît toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait... »
(Source : AFP)


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