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Sport - Formule 1

Un an de Vettelmania, et après ?

Malgré tous les espoirs mis en lui, qu’on annonçait comme le futur Senna, Barichello n’a jamais confirmé son potentiel présumé, même après le départ de Schumacher de la Scuderia Ferrari qui devait pourtant, et selon ses propres dires, lui laisser le champ libre.

La victoire de l’Australien Mark Webber (Red Bull), au Grand Prix du Brésil, a mis un terme à une saison qui, à défaut d’être passionnante, a vu son coéquipier, l’Allemand Sebastian Vettel, éclabousser le championnat de toute sa classe, ce qui pourrait se reproduire en 2012.

Vettel crescendo
Depuis qu’il roule pour Red Bull, Vettel a chaussé ses bottes de sept lieues. Quatre pole positions en 2009, 10 en 2010, 15 en 2011 – le record de l’exercice –, pour respectivement 4, 5 et... 11 victoires. Si l’Allemand continue de la sorte, il réalisera systématiquement le meilleur temps des qualifications l’an prochain, pour empocher plus des deux tiers des victoires. Un rythme intenable, même pour un prodige du volant.

Webber en retrait
Cette année, l’Australien n’a été que l’ombre du prétendant au titre qu’il était devenu en 2010. Trois petites pole positions pour un succès sur le fil, arraché à Vettel sur un incident mécanique – à moins qu’une consigne d’équipe n’ait été adressée à l’Allemand, estiment certains persifleurs, Ferrari en tête. Trop peu pour empêcher l’ex Baby-Schumi d’engranger autant de points. Mark Webber devra faire mieux pour empêcher un nouveau sacre de son coéquipier.

McLaren doit réussir son début de saison
Red Bull était intouchable en 2011. Mais McLaren était tapi juste derrière. Souvent au coude-à-coude avec Sebastian Vettel, Jenson Button et Lewis Hamilton ont régulièrement échoué de peu en qualifications pour surclasser l’Allemand. Ce qui ne les a pas empêchés de ravir six victoires.
Handicapée par une exécrable intersaison 2010-2011 – ni Button ni Hamilton n’avaient roulé l’équivalent d’une course en essais libres avant le GP d’Australie inaugural, fin mars –, l’écurie de Woking, malgré un rythme de développement admirable de sa monoplace, n’a jamais pu revenir sur Red Bull. À ne pas reproduire dans les mois à venir.

Quid de Ferrari ?
« Cette année, nous avions tout sauf la voiture », a constaté Fernando Alonso. L’Espagnol, sans même être ironique, synthétise bien tous les problèmes de la Rossa. Bien plus efficace en termes de stratégie, meilleure dans l’exercice des départs, la Scuderia n’a jamais permis à son double champion du monde, excellent en 2011, de lutter régulièrement pour la gagne.
Alonso s’est bien imposé à Silverstone. Mais cette victoire a tout de l’arbre masquant la forêt. Pour redorer le blason du cheval cabré, l’autre pilote, le Brésilien Felipe Massa, auteur d’une saison dramatique, sans l’ombre d’un podium (une première depuis 1992), devra également se reprendre.

Les outsiders jouent leur rôle
Mercedes n’a pas permis à ses Allemands Nico Rosberg et Michael Schumacher de tenir leur rang. Lotus Renault (qui s’appellera Lotus en 2012) a réalisé une deuxième partie de saison indigne. L’absence du Polonais Robert Kubica au sein de l’écurie luxembourgo-britannique en début d’année prochaine n’arrangera pas la donne. À moins que son remplaçant temporaire, peut-être le Français Romain Grosjean, ne surprenne son monde ?

Diffuseur soufflé
La victoire de Vettel est celle de Red Bull, et par ricochet celle de son génial directeur technique, Adrian Newey, reconnu comme un génie dans la profession. L’an prochain, l’interdiction du diffuseur soufflé (un élément aérodynamique plaquant les monoplaces au sol) et à moindre mesure le relèvement de la hauteur de l’élèvement de l’aileron avant pourraient permettre de remélanger les cartes. Sauf si Newey se montre à nouveau au sommet de son art.

Adieu Barrichello ?
C’est l’hypothèse la moins vraisemblable. Le vétéran brésilien Rubens Barrichello, après 19 saisons de F1, pourrait tirer sa révérence sous peu. À moins que Williams continue à lui faire confiance, ce qui semble improbable. Ou qu’il devienne l’implacable gagneur qu’il n’a jamais été...
La victoire de l’Australien Mark Webber (Red Bull), au Grand Prix du Brésil, a mis un terme à une saison qui, à défaut d’être passionnante, a vu son coéquipier, l’Allemand Sebastian Vettel, éclabousser le championnat de toute sa classe, ce qui pourrait se reproduire en 2012.Vettel crescendoDepuis qu’il roule pour Red Bull, Vettel a chaussé ses bottes de sept lieues. Quatre pole positions en 2009, 10 en 2010, 15 en 2011 – le record de l’exercice –, pour respectivement 4, 5 et... 11 victoires. Si l’Allemand continue de la sorte, il réalisera systématiquement le meilleur temps des qualifications l’an prochain, pour empocher plus des deux tiers des victoires. Un rythme intenable, même pour un prodige du volant.Webber en retraitCette année, l’Australien n’a été que l’ombre du prétendant au titre qu’il...
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