Combats entre sunnites et chiites dans le nord du Yémen : 21 morts
Au moins 21 personnes ont été tuées lors d’affrontements dans le nord du Yémen à la suite d’une attaque des rebelles chiites contre des combattants islamistes sunnites, selon des sources tribales. En outre, 70 personnes ont été blessées, selon un dernier bilan. L’attaque a visé « Dar al-Hadith », un institut formant des prédicateurs sunnites fondé dans les années 1980 à Dammaj, à une dizaine de kilomètres au sud de Saada, le fief des rebelles chiites, appelés également houthis, a précisé cette source. « Dar al-Hadith » est fréquenté par des étudiants venant du Yémen et de nombreux pays étrangers et vu par les houthis, adeptes du chiisme, comme un centre de prosélytisme de l’islam sunnite dans leur région. L’un des enseignants de « Dar al-Hadith » a affirmé sous le couvert de l’anonymat que l’assaut avait été précédé de deux semaines de blocus de la banlieue de Dammaj, pendant lesquelles les houthis ont empêché l’acheminement de vivres pour une population estimée à 10 000 personnes.
Jordanie
Quarante-six islamistes libérés
Les autorités jordaniennes ont libéré ce week-end 46 islamistes condamnés pour des atteintes à la sûreté de l’État, après une amnistie approuvée par le palais royal, a-t-on appris hier de source judiciaire. Jeudi, la Jordanie avait libéré sous caution 22 salafistes (islamistes radicaux) accusés « d’actes terroristes et subversifs ». Ces décisions font suite à l’engagement du nouveau gouvernement d’Aoun Khassawneh de réexaminer les cas de prisonniers politiques après une série de manifestations animées par l’opposition islamiste.
Irak
Les États-Unis prévoient de dépenser plus de 6 milliards de dollars en 2012
Les États-Unis prévoient de dépenser plus de 6 milliards de dollars en Irak en 2012, date à laquelle l’armée américaine aura en principe achevé son retrait du territoire irakien, a indiqué hier l’ambassadeur américain à Bagdad, James Jeffrey. « Nous sommes en train de mettre sur pied un programme de 6,5 milliards de dollars » qui prend en compte le budget prévu par le département d’État pour 2012 dans le pays, mais aussi les programmes destinés aux réfugiés et les programmes d’aide sur différents thèmes, sécuritaires ou non, a-t-il déclaré. Le budget dédié aux réfugiés et aux personnes déplacées est « d’un peu moins de 300 millions de dollars », a-t-il dit, précisant qu’une petite partie de ces fonds serait utilisée en Jordanie et en Syrie. Pour ce qui est des ventes de matériel militaire américain à l’Irak, il a estimé leur montant à « environ 8 milliards de dollars ».
Libye
Les Amazighs maintiennent la pression sur le gouvernement
Plus de 500 Amazighs (Berbères) de Libye ont manifesté hier à Tripoli, pour la deuxième fois en trois jours, afin de protester contre leur « exclusion » du gouvernement de transition et réclamer la reconnaissance officielle de leur langue et identité. Jeudi, deux jours après la formation du nouveau gouvernement, le Congrès national amazigh a appelé tous les Libyens, et en particulier les berbérophones, à cesser de coopérer avec les autorités de transition. Par ailleurs, un avion de la compagnie tunisienne Tunisair a été bloqué à l’aéroport de Meetiga à Tripoli par des dizaines de Libyens réclamant justice après des violences meurtrières à Bani Walid.
Koweït
La garde à vue de 24 opposants prolongée
Le procureur général koweïtien a prolongé hier la garde à vue de 24 opposants, accusés d’avoir attaqué le siège du Parlement, à la grande déception de milliers de protestataires qui se réunissent depuis quatre jours devant le Palais de justice. La garde à vue des 24 activistes, dont une vingtaine sont en grève de la faim depuis vendredi, a été prolongée de trois semaines tandis que sept ont été libérés sous caution, a indiqué leur avocat. L’opposition, engagée dans un bras de fer avec l’exécutif, a annoncé son intention d’organiser aujourd’hui une manifestation pour demander le départ du Premier ministre, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, un neveu de l’émir accusé de corruption.
Bahreïn
Droits de l’homme : le roi forme une commission de suivi
Le roi de Bahreïn a décidé de créer une commission chargée d’étudier les moyens d’appliquer un rapport critique sur la situation des droits de l’homme, a indiqué hier l’agence BNA. Cet organisme aura à « étudier le rapport de la commission d’enquête indépendante (sur la répression de la contestation à Bahreïn) et faire des recommandations sur les moyens de les appliquer en procédant éventuellement à des amendements des lois et des régulations », selon l’agence. Il doit achever ses travaux avant fin février.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef