Affaire DSK : le gouvernement français nie tout « complot » après des révélations
Le gouvernement français et les hôtels Sofitel ont nié hier tout « complot » contre Dominique Strauss-Kahn en mai à New York, après l’enquête d’un journaliste américain. DSK avait été arrêté le 14 mai à New York et accusé d’agression sexuelle contre une femme de chambre de l’hôtel Sofitel de Manhattan. Dans le magazine New York Review of Books, le journaliste Edward Epstein révèle des détails sur ce qui s’est passé au Sofitel, évoquant notamment un vol de téléphone et une scène de réjouissance entre employés de l’hôtel après l’arrestation. Dominique Strauss-Kahn a déclaré hier qu’il n’avait « aucun commentaire à faire sur les articles de M. Epstein ».
La famille socialiste réunie aux obsèques de Danielle Mitterrand
La famille socialiste française réunie derrière son candidat à la présidentielle François Hollande et une foule d’anonymes ont rendu samedi à Cluny un dernier hommage à Danielle Mitterrand, veuve de l’ex-président François Mitterrand, morte mardi à 87 ans. Pour François Mitterrand, « Danielle n’était pas une caution, c’était une conscience irréductible. Il lui fit confiance et ne le regretta jamais », a témoigné Michel Joli, secrétaire général de France Libertés, la fondation qu’elle avait fondée il y a 25 ans pour défendre le droits des peuples et donner la parole aux opprimés, comme les Kurdes, les Touaregs, les Quechuas, les Karens ou les Tibétains.
Tibet
Une réunion entre diplomates chinois et indiens annulée à cause du dalaï-lama
Une réunion entre diplomates indiens et chinois sur des questions de frontière a été annulée, le gouvernement indien ayant refusé d’obtempérer à une exigence de Pékin concernant le dalaï-lama. Selon un haut responsable du ministère indien des Affaires étrangères ayant requis l’anonymat, « Pékin voulait que Delhi annule une réunion où sa sainteté le dalaï-lama doit prendre la parole mercredi ». Le dalaï-lama, récemment retiré de la vie politique et qui demeure vénéré par les Tibétains, demande une autonomie réelle pour le Toit du monde, mais reste considéré par Pékin comme un dangereux « séparatiste ».
Somalie
Les shebab prédisent de « lourdes pertes » à l’Éthiopie
Les insurgés islamistes shebab ont mis en garde hier l’Éthiopie contre une nouvelle intervention militaire en Somalie, où, selon des témoins, les troupes d’Addis-Abeba ne cessent d’entrer depuis une semaine. « Le chemin que vous prenez aujourd’hui est le même que celui qui vous a amenés hier à goûter à la mort, à la douleur des balles et aux souffrances de la guerre », ont menacé les rebelles dans un communiqué, promettant, cette fois encore, de « lourdes pertes » parmi les soldats éthiopiens. L’Éthiopie avait déjà envahi la Somalie en 2006 pour déloger les tribunaux islamiques. L’armée éthiopienne avait rapidement mis les rebelles islamistes en déroute, mais sans réussir à pacifier le centre et le sud du pays.
Nigeria
Des violences interreligieuses font 25 morts
Vingt-cinq personnes ont été tuées la semaine dernière lors des affrontements entre chrétiens et musulmans dans le centre du Nigeria, a annoncé ce week-end à Jos un conseiller du gouvernement. Selon des journaux, plus de 160 personnes ont été arrêtées lors de ces violences qui semblent faire suite à des meurtres survenus plusieurs jours auparavant. L’État du Plateau et sa capitale Jos sont situés entre le Nord majoritairement musulman et le Sud essentiellement chrétien. Cette région est secouée régulièrement par des violences à caractères ethnique et religieux qui ont fait des centaines de morts ces dernières années. Par ailleurs, une petite ville du nord du Nigeria a été partiellement détruite par les flammes dans la nuit de samedi à dimanche lors d’une attaque imputée par la police aux islamistes radicaux de la secte Boko Haram. Selon un porte-parole de la police, « quatre policiers ont été tués et 20 blessés, huit églises et 20 étals de marché ainsi que le secrétariat du conseil de Geidam ont été totalement détruits ».
Allemagne
Le train de déchets nucléaires roule vers son terminus
La police allemande est intervenue hier matin pour évacuer, dans le calme, des milliers d’opposants au convoi de déchets nucléaires, qui roulait lentement vers son terminus ferroviaire de Dannenberg, selon plusieurs sources. La police a annoncé avoir interpellé 1 300 personnes, parmi les milliers opposées au stockage dans une ancienne mine de sel qu’elles ne jugent pas sûre. Samedi quelque 5 000 personnes, selon les organisateurs, 3 500 selon la police, avaient envahi la voie ferrée à une vingtaine de kilomètres de Dannenberg.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve