Ce spécialiste, tout comme les autorités saoudiennes, voient la main de l’Iran dans les troubles récurrents qui secouent l’Est saoudien, riche en pétrole et où se concentre la minorité des deux millions de chiites, soit environ le dixième de la population majoritairement sunnite.
Pour la première fois depuis le déclenchement des troubles qui a coïncidé avec le début du printemps arabe, quatre personnes ont été tuées cette semaine dans des échanges de tirs avec les forces de l’ordre. Vendredi, un influent religieux conservateur iranien, l’ayatollah Ahmad Jannati, a ouvertement appelé au départ de la dynastie sunnite saoudienne, confirmant les soupçons de Riyad. « Les al-Saoud devraient se réveiller. » Le roi Abdallah « va connaître le même sort que le pharaon égyptien (Hosni Moubarak) et celui des hommes forts de la Libye et de la Tunisie (...) Vous devriez faire attention », a-t-il averti.
Le même jour, des religieux chiites ont demandé des gestes d’apaisement des autorités pour répondre aux revendications des membres de cette communauté qui se sentent discriminés dans les emplois et négligés sur le plan social. « Le gouvernement est appelé à un geste d’apaisement consistant à mettre fin aux discriminations pour apaiser et soigner les blessures », a ainsi déclaré cheikh Hassan Saffar.
Pour d’autres spécialistes, cette politique d’apaisement ne doit pas empêcher la fermeté. « C’est la première fois que les manifestants recourent aux armes à feu. On ne doit pas distinguer entre terrorisme sunnite et terrorisme chiite », affirme Abdel Azia Saqr, chef du Centre de recherches du Golfe, en rappelant la main de fer avec laquelle Riyad avait sévi contre el-Qaëda. Au niveau politique, il convient de dialoguer, estime-t-il, avec « les leaders chiites qui refusent l’ingérence étrangère ».
Quant à Anwar Eshki du Centre des études stratégiques du Moyen-Orient, il estime qu’il n’y a aucun doute sur une volonté iranienne de déstabiliser le royaume. « L’Iran cherche à susciter des troubles en Arabie saoudite, et cela date de vingt ans, lorsqu’on a cherché à le faire en utilisant les pèlerins iraniens à La Mecque. »
L’establishment religieux saoudien ultraconservateur doute de la nécessité de dialoguer avec les chiites. Le mufti saoudien, cheikh Abdel Aziz el-Cheikh, reste sur une ligne dure, accusant les « fauteurs de troubles de Qatif d’appartenir à une bande qui tient ses ordres de l’étranger ».
(Source : AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
- - @ Christian , Excuse monsieur Pierre Akl , il fait du politiquement correct , ce qui a tué l'occident et continue à les aveugler .. Ils seront bientôt obligé de faire du politiquement incorrect , pour continuer à exister , je parle de civilisation (s) of course .
11 h 10, le 28 novembre 2011