Londres a aussitôt jugé « regrettable » le vote iranien. « Le vote du Parlement iranien d’expulser notre ambassadeur est regrettable (...). Si le gouvernement (iranien) agit ainsi, nous réagirons avec vigueur en consultation avec nos partenaires internationaux », a déclaré un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué à Londres.
Selon des députés, la décision du Majlis constitue « une réponse forte » à l’adoption la semaine dernière par Londres, de concert avec les États-Unis et le Canada, de nouvelles sanctions économiques et financières contre l’Iran. Rappelons que l’Iran n’a pas de relations diplomatiques avec les États-Unis depuis plus de 30 ans et que ses relations avec le Canada sont déjà très limitées.
Les sanctions occidentales avaient été annoncées après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui renforce le soupçon d’une « possible dimension militaire » du programme nucléaire iranien. L’Iran a démenti, réaffirmant le caractère exclusivement pacifique de son programme nucléaire condamné par six résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU depuis 2006 dont certaines accompagnées de sanctions. Quant à l’Union européenne, elle envisage de renforcer elle aussi ses sanctions contre Téhéran en gelant les avoirs d’environ 200 personnes et sociétés supplémentaires, selon des diplomates.
D’après le président du Majlis (Parlement iranien) Ali Larijani, la décision du Parlement « ne constitue qu’un début » et Téhéran pourrait étendre ses représailles à d’autre pays occidentaux qui lui imposent des sanctions unilatérales.
Les relations entre l’Iran et la Grande-Bretagne sont régulièrement émaillées de crises depuis la révolution islamique de 1979, mais les tensions se sont accrues après le durcissement du régime consécutif à la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en 2009.
(Source : AFP)


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