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Moyen Orient et Monde - Nouvelle-Zélande

Vers une confortable réélection de John Key

John Key en campagne. Debout, le Premier ministre s’adresse à des électeurs potentiels qui déjeunent.

Les Néo-Zélandais devraient reconduire demain leur Premier ministre John Key, fossoyeur des travaillistes en 2008, qui incarne l’unité d’un pays passé en quelques mois des larmes au rire, entre un séisme meurtrier et le sacre au Mondial de rugby. Quelque 3,2 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler le Parlement monocaméral dans lequel la coalition dirigée par le Parti national (centre-droit) de John Key détient une majorité de 69 sièges sur 122.
Le Parti national bénéficie d’une avance d’environ 25 points sur les travaillistes de Phil Goff, selon les sondages. Il recueillerait entre 50 et 54 % des suffrages alors que le « Labour », battu en 2008 après neuf ans de règne, est crédité d’un maximum de 27,5 % des voix. La prime au sortant a joué sans discontinuer depuis 1975. Et tous les feux sont au vert pour John Key : sa cote de confiance dépasse les 50 %, un quasi-plébiscite eu égard aux 10 % de Phil Goff. « On ne voit pas une grande volonté de changement dans l’électorat. Après six ou neuf ans, c’est palpable, mais après trois ans, les électeurs n’en voient pas l’utilité », analyse Claire Robinson, politologue à la Massey University.
John Key a fait savoir qu’il souhaitait continuer à gouverner avec ses partenaires actuels, le Parti maori, le parti ACT (libéral) et United Future New Zealand (centriste). En cas de résultat plus serré, les travaillistes pourraient – techniquement – former une majorité avec l’appui des petits partis, qui profitent à plein d’un système complexe de proportionnelle mixte introduit en 1996. Mais ils devraient constituer une improbable coalition allant des Verts, à gauche, aux « Néo-Zélandais d’abord », situés à droite de la droite et avec lesquels John Key a exclu de gouverner.
Le Premier ministre néo-zélandais est un ancien banquier d’affaires, réputé pour sa ténacité et son ambition : fils d’une veuve désargentée, il est aujourd’hui multimillionnaire en dollars. Enfant, il caressait deux rêves : faire fortune et devenir Premier ministre. À 50 ans, cet homme affable et souriant, élevé dans un logement social de Christchurch, la grande ville meurtrie par un séisme en février, a réussi et le clame haut et fort. L’humeur toujours affable de John Key n’éclipse pas une détermination d’acier et une capacité remarquable à apprendre chez cet homme qui a étudié à Harvard sans en sortir diplômé. John Key a rencontré sur les bancs du collège celle qui est aujourd’hui son épouse, Bronagh, et la mère de ses deux enfants.
(Source : AFP)
Les Néo-Zélandais devraient reconduire demain leur Premier ministre John Key, fossoyeur des travaillistes en 2008, qui incarne l’unité d’un pays passé en quelques mois des larmes au rire, entre un séisme meurtrier et le sacre au Mondial de rugby. Quelque 3,2 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler le Parlement monocaméral dans lequel la coalition dirigée par le Parti national (centre-droit) de John Key détient une majorité de 69 sièges sur 122.Le Parti national bénéficie d’une avance d’environ 25 points sur les travaillistes de Phil Goff, selon les sondages. Il recueillerait entre 50 et 54 % des suffrages alors que le « Labour », battu en 2008 après neuf ans de règne, est crédité d’un maximum de 27,5 % des voix. La prime au sortant a joué sans discontinuer depuis 1975. Et tous les...
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