La décision de fermer le camp a été dénoncée par plus d’une centaine de députés européens, qui ont mis en garde contre « un massacre » si Bagdad persiste dans son intention. Les autorités irakiennes veulent fermer le camp d’Ashraf pour répondre aux vœux du régime iranien, affirment ces parlementaires ; elles « ont le droit de démanteler ce camp, cette décision est tout à fait légitime et c’est une question de souveraineté », leur a indirectement répondu un responsable européen. Des négociations sont en cours pour trouver une terre d’accueil aux résidents du camp, a ajouté ce responsable s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.
Au cours de la prochaine réunion des 27 ministres européens des AE, Mme Ashton va leur demander de lui indiquer quelles sont les capacités d’accueil dans leurs pays respectifs. Les États-Unis, le Canada et l’Australie devraient également accueillir des résidents du camp d’Ashraf. Entre 800 et 900 réfugiés iraniens bénéficient déjà d’un passeport d’un pays occidental et pourront « naturellement » s’installer dans ce pays, a assuré le responsable européen. Un millier pourraient même choisir de rentrer en Iran si Téhéran s’engage à assurer leur sécurité. « Tous les résidents du camp ne sont pas des Moudjahidine », a affirmé le responsable de l’UE. En revanche, a-t-il ajouté, « l’OMPI utilise les gens du camp comme otages de leur cause ». « Le camp d’Ashraf marche comme un camp militaire. Les gens y sont embrigadés. Ils ne sont pas libres de leurs mouvements ou de ce qu’ils disent », a-t-il déploré. Parmi les dirigeants du camp, des cadres de l’OMPI, entre 100 et 120 personnes, « ont un passé lourd » et sont soupçonnés d’avoir commis des attentats en Iran ou d’avoir aidé l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein à liquider des opposants kurdes ou chiites. « Ils devront être traduits en justice », a affirmé le responsable européen.
Les Moudjahidine du peuple se sont installés en Irak pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) et ont reçu le soutien du régime de Saddam Hussein pour mener des actions armées contre l’Iran. Après la chute de Saddam Hussein en 2003, ils ont été désarmés par les forces américaines, qui ont assuré la sécurité du camp avant de la transférer en 2009 aux forces irakiennes, dont les responsables entretiennent de très bonnes relations avec Téhéran.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Pourquoi doivent ils être expatriés? Qu'ils les installent chez les Kurdes du Nord ou aussi en Turquie puisqu'elle joue au défenseur des mouvements démocrates de la région!
03 h 55, le 25 novembre 2011