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Liban - Éclairage

Financement du TSL : la dernière ligne droite ?

Le projet d’avance du Trésor mis au point par le ministre des Finances, Mohammad Safadi, pour verser la quote-part libanaise au Tribunal spécial pour le Liban donne à penser que la décision de trancher sur cette question dans un sens ou dans l’autre a été prise dans l’entourage du Premier ministre, Nagib Mikati. Mais les perspectives ne semblent pas encourageantes dans le sens voulu par le chef du gouvernement, favorable à ce que le Liban s’acquitte de son dû.
Les propos que M. Mikati avait entendus lors de sa récente visite à Londres au sujet du TSL ont certes contribué à précipiter cette décision, mais aussi le fait que certains États arabes ont fait savoir qu’ils n’adresseraient des invitations officielles au chef du gouvernement qu’après que le Liban eut avalisé le financement.
Mais si le Grand Sérail paraît décidé à mener cette affaire le plus promptement possible, tel ne semble pas être le cas du camp du 8 Mars. Le ministre de la Justice, Chakib Cortbaoui, également concerné, et qui relève du lot aouniste au sein du gouvernement, n’a pas encore fait connaître ses intentions.
Des milieux proches du Hezbollah affirment sans ambages qu’en Conseil des ministres, le financement ne passerait pas. Mais ces sources ajoutent qu’un vote négatif en Conseil des ministres sur le projet d’avance du Trésor ne devrait pas être interprété comme étant dirigé contre le Premier ministre et ce dernier ne devrait pas lui-même le considérer comme un acte inamical.
Par conséquent, poursuivent ces sources, M. Mikati devrait rester au Grand Sérail d’autant que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait évoqué d’autres voies de financement du tribunal, de même que l’ancien Premier ministre Fouad Siniora.
Selon ces sources, ce sont les derniers développements dans la région, et notamment en Syrie, qui ont rendu impossible tout assouplissement du 8 Mars sur la question du financement du TSL. Damas voulait d’abord adresser au monde extérieur un message positif en faisant avaliser le financement, mais la pression étrangère croissante sur le régime syrien a changé la donne et la Syrie joue aujourd’hui la confrontation avec la communauté internationale par le Liban interposé.
Un ancien ministre révèle que l’une des composantes de la majorité avait proposé à M. Mikati un scénario aux termes duquel le dossier serait soumis au vote en Conseil des ministres et que le camp centriste, formé du président de la République, de lui-même et du chef du PSP, Walid Joumblatt, y souscrirait. Le rejet du projet ne pourrait plus dès lors être imputé à M. Mikati. Mais ce dernier aurait rejeté ce scénario, faisant valoir qu’il ne pouvait qu’avaliser le financement et que, dans le cas contraire, il serait contraint à la démission.
En dépit de cette position, des milieux de la majorité assurent que le financement du TSL ne sera pas avalisé et que, dans le même temps, le Premier ministre ne démissionnera pas. Ces milieux se fondent dans leur raisonnement sur le fait qu’il existe, selon eux, un consensus international sur la nécessité de préserver la stabilité du Liban et son calme. Il n’y a donc aucun intérêt à ce que le gouvernement tombe car cela menacerait la stabilité du pays, ce qui pourrait en fin de compte rendre service au régime syrien. Et d’un autre côté, la chute du cabinet serait susceptible de mener à un vide politique dans la mesure où le 8 Mars ne permettrait pas la formation d’une nouvelle équipe et surtout pas le retour au pouvoir du 14 Mars.
De son côté, l’opposition continue de faire valoir que le rejet du financement serait une illustration claire du fait que le gouvernement Mikati est soumis au diktat des Syriens et du Hezbollah. Pour ce camp, il ne fait pas de doute que si le Liban n’honorait pas ses engagements, des sanctions internationales seraient adoptées à son encontre.
Le projet d’avance du Trésor mis au point par le ministre des Finances, Mohammad Safadi, pour verser la quote-part libanaise au Tribunal spécial pour le Liban donne à penser que la décision de trancher sur cette question dans un sens ou dans l’autre a été prise dans l’entourage du Premier ministre, Nagib Mikati. Mais les perspectives ne semblent pas encourageantes dans le sens voulu par le chef du gouvernement, favorable à ce que le Liban s’acquitte de son dû.Les propos que M. Mikati avait entendus lors de sa récente visite à Londres au sujet du TSL ont certes contribué à précipiter cette décision, mais aussi le fait que certains États arabes ont fait savoir qu’ils n’adresseraient des invitations officielles au chef du gouvernement qu’après que le Liban eut avalisé le financement.Mais si le Grand Sérail...
commentaires (4)

Jabbour, vous pouvez passer vos journées et vos nuits à dénigrer tout ce qui n'est pas dans votre champ de vision rendu très étroit par vos oeillères CPL-GMA-Hezb, vous ne convaincrez personne avec vos arguments infantiles et dénués de toute cohérence et de crédibilité, surtout quand vous, qui êtes complètement dépendants de vos amis bourreaux syriens, sacralisez l'indépendance du Liban.

Robert Malek

06 h 33, le 22 novembre 2011

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Commentaires (4)

  • Jabbour, vous pouvez passer vos journées et vos nuits à dénigrer tout ce qui n'est pas dans votre champ de vision rendu très étroit par vos oeillères CPL-GMA-Hezb, vous ne convaincrez personne avec vos arguments infantiles et dénués de toute cohérence et de crédibilité, surtout quand vous, qui êtes complètement dépendants de vos amis bourreaux syriens, sacralisez l'indépendance du Liban.

    Robert Malek

    06 h 33, le 22 novembre 2011

  • Le TSL est un fait indiscutable et irréversible. Qu'on ait des appréhensions contre les investigateurs, si ces derniers ont péché, peut être compréhensible. Quand aux juges, qui n'ont encore ni juger ni prononcer des verdicts, on ne peut certes pas les accuser de connivence avec qui que ce soit. Ce genre de tribunal est au dessus de tout soupçon. On ne peut pas se mettre sur le dos les Nations Unies et toutes les puissances du monde et exposer le pays à des sanctions, à des catastrophes économiques et à des boites de Pandore, parcequ'une partie des Libanais en veut autant, quand l'autre partie pleure encore ses martyrs. Enfin, quand on est innocent on n'a pas peur des tribunaux. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    03 h 05, le 22 novembre 2011

  • Mr Jabbour. Ce n'est pas le TSL qui menace la cohésion nationale. Ce sont les assassinats et les guerres internes déclenchées par le hezb qui menacent la cohésion nationale. C'est la déclaration du hezb qui dit vouloir intervenir militairement aux côtés de l'Iran et de la Syrie qui menace la cohésion nationale. Ce sont les guerres télécommandées par les iraniens comme celle de 2006 qui menacent la cohésion nationale. Ce sont les assassinats dont on protège les accusés qui menacent la cohésion nationale. C'est votre incohérence permanente qui menace la cohésion nationale.

    Saleh Issal

    02 h 25, le 22 novembre 2011

  • - - En ce 22 novembre , journée de l'indépendance du Liban , date sacrée , que certains cherchent à la substituer par une autre date , celle de la Saint Valentin avec leurs rassemblements annuels pour honorer un autre saint , inconnu au calendrier de ces derniers , mais reconnu par son Mausolée , qui menace la coexistence nationale avec son TSL , lequel est devenu une menace qu'ils ne cessent d'utiliser , plutôt qu'une réalité acceptable et acceptée par la majorité du pays et des Libanais . Le 14 Mars dans sa composition actuelle ou ce qui en reste ! ne reviendra jamais plus au pouvoir ! Que cela soit clair une bonne fois pour toutes . Bonne fête de l'indépendance à tous , et Bon Anniversaire aux Scorpions natifs du 22 Novembre comme moi-même .

    JABBOUR André

    01 h 30, le 22 novembre 2011

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