La non-participation de l’Iran à cette conférence planifiée de longue date par le directeur général de l’agence Yukiya Amano constitue « notre première réaction après son action inappropriée et ses fautes commises » dans son rapport sur l’Iran, a déclaré l’ambassadeur iranien auprès de l’agence Ali Asghar Soltanieh à la chaîne de télévision iranienne en arabe el-Alam. M. Soltanieh avait déjà fait savoir vendredi que l’Iran ferait l’impasse sur cette réunion jugée « inutile ». La conférence est un « show », a-t-il dénoncé. « Tant que le régime sioniste n’aura pas adhéré au TNP (Traité de non-prolifération des armes nucléaires, NDLR) et ne collaborera pas avec les organisations et instances internationales, ce genre de conférence n’aura aucune utilité et ne pourra être un succès », a-t-il ajouté. Dans son récent rapport, le chef de l’AIEA avait en effet présenté un catalogue d’éléments « crédibles » indiquant que l’Iran a travaillé à la mise au point de l’arme atomique, assertion rejetée par le pays. Il constitue la prise de position la plus sévère de l’agence après huit ans d’enquête.
Les vives tensions autour du programme nucléaire iranien jettent une ombre sur la réunion de l’AIEA, dont l’organisation a déjà été laborieuse. Environ 275 représentants de 97 pays, dont la Syrie et Israël, participaient aux discussions à huis clos au siège de l’agence à Vienne.
La réunion, qui dure jusqu’à aujourd’hui, doit préparer le terrain avant une conférence sur le désarmement nucléaire au Moyen-Orient que l’Organisation des Nations unies (ONU) veut organiser l’année prochaine en Finlande. Cinq zones exemptes d’armes nucléaires (ZEAN) existent déjà et couvrent l’Amérique latine et les Caraïbes, le Pacifique Sud, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique et l’Asie centrale, impliquant en tout 113 pays.
Dans ce même contexte, les États-Unis s’apprêteraient à prendre de nouvelles sanctions unilatérales contre l’Iran, qui frapperont ses secteurs financier, pétrolier et gazier, selon la presse. La Grande-Bretagne a quant à elle annoncé la rupture de tous les liens entre son secteur financier et les banques iraniennes, y compris la banque centrale.
(Source : AFP)


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