Tout le dépit se lit sur le visage de Javier Pastore, impuissant tout comme son équipe de percer le verrou de Nancy.Fred Dufour/AFP
Il y a deux semaines, après un match nul certes décevant à Bordeaux (1-1), Paris arrivait à la trêve hivernale en leader du championnat, avec trois points d’avance sur Montpellier, la meilleure défense et la deuxième attaque de L1.
Aujourd’hui, le Paris SG est toujours leader, a toujours la meilleure défense et la deuxième attaque de L1, mais il a perdu à domicile contre un ex-relégable et se retrouve dans la tourmente avant de retrouver dimanche au Vélodrome son vieil ennemi marseillais.
C’est qu’entre-temps, la vie du club parisien a été singulièrement agitée en coulisses, les rencontres entre le directeur sportif Leonardo et l’entraîneur italien Carlo Ancelotti, libre, alimentant les rumeurs d’un possible départ de Kombouaré en dépit des explications, tardives et un peu langue de bois, du Brésilien.
« On a parlé beaucoup ces dix derniers jours, mais plus en dehors du club que dedans. Avec l’entraîneur et dans le vestiaire, tout est clair. Le groupe sait ce qui se passe : il ne va rien se passer », a affirmé « Leo » quelques minutes seulement après la défaite de dimanche.
En s’arrêtant devant la presse alors qu’il passe habituellement en coup de vent après les matches, Leonardo a tenté d’éteindre le départ d’incendie allumé pendant la trêve et attisé par cette défaite qui fait désordre, la deuxième seulement cette saison en championnat après celle de la première journée contre Lorient.
« Antoine Kombouaré a la pleine confiance du club. Sa situation n’a jamais changé. Il est l’entraîneur », a encore martelé le Brésilien, ce qui a certainement dû réjouir le public du Parc des Princes, qui avait tenu à saluer le technicien d’une superbe ovation à la présentation des équipes.
Interrogé sur l’influence qu’avait pu avoir sur les joueurs l’animation médiatique des jours précédents, Kombouaré a de son côté simplement répondu : « Inconsciemment... »
Blaise Matuidi a pour sa part estimé que « ce sont des choses qui arrivent et qui pourront encore arriver à l’avenir ». « Je ne pense pas que les joueurs aient été perturbés par ça », a-t-il ajouté, avant de défendre son coach comme l’avaient fait ses coéquipiers Ménez et Jallet la semaine dernière.
« Bien sûr qu’il est l’homme de la situation. On a toujours bien travaillé avec le coach », a-t-il dit.
Reste que Kombouaré ne sort évidemment pas renforcé de cette étonnante séquence de 15 jours. Dans un entretien accordé à l’AFP le 5 novembre, Nasser al-Khelaifi, nouveau président-directeur général du Paris SG, confiait : « En tant que directeur sportif, c’est Leonardo qui évaluera le coach. Ce n’est pas à moi de le faire. Jusque-là, il fait du bon boulot. »
Où s’arrête le « jusque-là » ? En tout état de cause, avant le déplacement au Vélodrome, l’entraîneur l’a reconnu, ce n’est « certainement pas la meilleure façon de préparer Marseille ».
Le « clasico » entre Marseille et Paris donne souvent des matches paradoxaux, où le mal en point l’emporte sur le bien portant. Cette année, entre un PSG leader tourmenté et un OM 10e dans une certaine indifférence, diagnostic et pronostic sont difficiles à établir.
PSG : Luyindula reçu aujourd’hui pour son entretien préalable
L’attaquant du Paris SG Peguy Luyindula, mis à pied il y a une semaine, sera reçu aujourd’hui par la direction du club parisien pour un entretien préalable qui pourrait aboutir à une procédure de licenciement.
« On est dans le domaine du droit du travail classique. Il va donc y avoir cet entretien qui est obligatoire avant un éventuel licenciement. Peguy va s’expliquer à propos des différents griefs du club », a expliqué Me Yves Repiquet, l’avocat du joueur, interrogé par l’AFP. « Ensuite, l’employeur a l’obligation d’attendre 48 heures pour prendre une décision », a-t-il ajouté.
Le conflit entre le PSG et Luyindula, contraint de s’entraîner à l’écart du groupe professionnel depuis début août, s’est aggravé lundi dernier avec la mise à pied du joueur et sa convocation à cet entretien. Le club a justifié sa démarche par « le comportement récent de Peguy Luyindula », sans donner plus de détails.
Quelques jours plus tôt, la commission juridique de la Ligue de football professionnel avait « enjoint » au club de réintégrer l’attaquant de 32 ans dans le groupe « pro » après avoir visité le Camp des Loges, le centre d’entraînement du PSG.
« Peguy est très meurtri. Il se sent victime d’un véritable acharnement. On l’a mis au placard, on l’a traité comme un pestiféré », a déclaré Me Repiquet.
Selon l’avocat, le joueur saisira « certainement » les prud’hommes en cas de licenciement. « Mais attendons et espérons. C’est comme la présomption d’innocence. Présumons de la bonne volonté du PSG », a-t-il conclu.


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