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Sport - Tennis - Masters De Londres

Ferrer surprend Murray et douche l’O2 arena

Douche froide pour le public londonien : Andy Murray s’est incliné dès son premier match au Masters hier. Hors du coup, visiblement diminué, l’Écossais a subi la loi de David Ferrer (6-4, 7-5) et se retrouve dans une situation déjà compliquée.

L’Espagnol David Ferrer, numéro 5 au classement ATP, a nettement dominé un Andy Murray visiblement affaibli. Toby Melville/Reuters

C’est la première « sensation » de ce Masters 2011. Les guillemets sont de rigueur, car, après tout, quand le numéro 5 mondial domine le numéro 3, ce n’est pas forcément la surprise du siècle. Mais tout de même. Chez lui, et qui plus est en indoor, Andy Murray semblait posséder une certaine marge sur David Ferrer. C’était le quatrième affrontement de la saison entre les deux hommes, et les trois premiers avaient tourné à l’avantage de Murray. L’Écossais l’avait notamment emporté en finale du Masters 1 000 de Shanghai le mois dernier (7-5, 6-4). Sur le papier, il avait donc une longueur d’avance. Sur le papier, seulement.
En revanche, sur le court, la victoire de l’Espagnol ne souffre aucune contestation. Murray, très lent, n’a jamais été en mesure de gagner ce match. Le voilà d’emblée au pied du mur. S’il veut éviter un flop et atteindre les demi-finales, il devra sans doute battre Tomas Berdych et surtout Novak Djokovic. Complexe. Cette faillite inattendue trouve peut-être sa source dans un problème physique. L’Écossais est en effet apparu diminué tout au long de la rencontre. Il a d’ailleurs demandé l’intervention du soigneur entre les deux manches pour se faire masser le dos et une hanche.

79 fautes à eux deux !
Ces problèmes expliquent en partie son insuffisance au service (46 % de premières balles et seulement 57 % de points gagnés derrière cette première). Dans l’échange, Murray n’a jamais réussi à déborder son adversaire, multipliant les fautes : 44 pour seulement 21 coups gagnants. Un ratio catastrophique qui n’a pas pardonné. En face, Ferrer a été à peine plus précis (35 fautes, 19 coups gagnants), mais il s’est accroché et s’est montré, globalement, moins irrégulier. Mais avec près de 80 fautes à eux deux en l’espace de deux sets, les deux hommes n’ont pas franchement régalé le public. C’est le moins que l’on puisse dire.
Globalement, le niveau de jeu dans ce Masters est d’ailleurs assez décevant après trois rencontres. Espérons que le meilleur est à venir, sinon la semaine sera longue. Reste que pour Ferrer, l’essentiel est ailleurs. Le voici idéalement lancé dans la course aux demi-finales, même si la densité de ce groupe A ne lui permet pas de regarder plus loin que le prochain match. Cette campagne 2011 est déjà plus réussie pour lui que la précédente, puisque le Valencien avait perdu ses trois matches en 2010 sans remporter le moindre set. Mais il ne faut pas oublier que lors de sa première participation, en 2007, Ferrer avait atteint la finale. Au premier tour, il avait alors causé une double sensation en battant Djokovic et Nadal...
C’est la première « sensation » de ce Masters 2011. Les guillemets sont de rigueur, car, après tout, quand le numéro 5 mondial domine le numéro 3, ce n’est pas forcément la surprise du siècle. Mais tout de même. Chez lui, et qui plus est en indoor, Andy Murray semblait posséder une certaine marge sur David Ferrer. C’était le quatrième affrontement de la saison entre les deux hommes, et les trois premiers avaient tourné à l’avantage de Murray. L’Écossais l’avait notamment emporté en finale du Masters 1 000 de Shanghai le mois dernier (7-5, 6-4). Sur le papier, il avait donc une longueur d’avance. Sur le papier, seulement.En revanche, sur le court, la victoire de l’Espagnol ne souffre aucune contestation. Murray, très lent, n’a jamais été en mesure de gagner ce match. Le voilà d’emblée au pied du...
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