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Moyen Orient et Monde - France

La polémique enfle après le meurtre de la jeune Agnès

Des milliers de personnes ont participé hier à la marche blanche à la mémoire de la victime. Philippe Desmazes/AFP

Le viol et le meurtre d’une adolescente de 13 ans, Agnès Marin, d’un lycée-collège de Haute-Loire laisse désormais de sérieuses zones d’ombre à plus d’un niveau.
Le collège-lycée du Chambon-sur-Lignon a lancé la polémique hier en assurant n’avoir pas été informé du passé de violeur présumé du lycéen, Mathieu, qui a avoué avoir tué et violé Agnès, une de ses camarades. « On savait qu’il avait eu des ennuis avec la justice, mais on n’en connaissait pas la nature. Et nous n’avions aucun contact avec les services de justice », a ainsi critiqué Philip Bauwens, directeur du collège-lycée Cévenol, en réponse au parquet de Clermont-Ferrand, qui avait affirmé samedi que le chef d’établissement « était au courant » de la situation du lycéen de 17 ans.
Rappelons que mis en examen pour viol sur une mineure en août 2010 dans le Gard, Mathieu avait effectué quatre mois de détention provisoire avant d’être placé sous contrôle judiciaire fin 2010. Jugé « réinsérable et ne présentant pas de dangerosité », il était soumis à une obligation de suivi psychiatrique et une scolarisation en internat, des conditions qu’il remplissait, selon le parquet. Il était suivi par un psychiatre au Puy-en-Velay et par un psychologue dans son établissement.
Un responsable du collège Cévenol, Albert Munoz, a reconnu lors d’une conférence de presse au Chambon-sur-Lignon que la direction savait que le lycéen avait fait un séjour de 4 mois en prison. Mais « nous n’avons pas à nous immiscer » et à exiger des parents venant inscrire leurs enfants le motif d’une éventuelle incarcération, a-t-il déclaré.
En revanche, la fiabilité des expertises psychiatriques et du suivi judiciaire de tels jeunes s’est retrouvée au centre du débat. « Si la justice dit que ce jeune est réinsérable (...), c’est notre mission que de pouvoir l’accueillir », a maintenu Philip Bauwens, suggérant un problème d’évaluation en amont. Jean-Michel Hieaux, vice-président du collège Cévenol, s’est dit quant à lui « sidéré que, par inconséquence et irresponsabilité, un système puisse permettre à un jeune particulièrement violent d’être accueilli dans un internat mixte, ouvert, en pleine nature ».
« C’est une mort inutile qui pouvait être évitée. L’erreur est humaine, mais on l’a payée très cher », a réagi Paola Marin, mère d’Agnès, interrogée sur RTL sur le fait que l’assassin présumé aurait pu être scolarisé dans un établissement classique. Rappelons que le corps calciné de la collégienne avait été retrouvé vendredi dans un bois des environs du Chambon-sur-Lignon. Le lycéen qui a reconnu les faits a été mis examen. Une « marche blanche » en sa mémoire s’est déroulée hier dans la commune.
La direction de l’établissement a également pointé du doigt le manque de structures spécialisées adaptées pour de tels jeunes, qui se retrouvent par conséquent dans des établissements classiques. L’ex-ministre de la Justice Rachida Dati est allée dans ce sens hier en prônant le développement des centres éducatifs fermés (CEF) avec « de vraies prises en charge pédopsychiatriques » pour les mineurs délinquants. Quant à la patronne du Front national, elle n’y a pas été par quatre chemins, proposant un référendum sur le rétablissement de la peine de mort et s’y déclarant favorable pour « ceux qui tuent nos enfants ». « Il faut rompre avec des décennies de laxisme à l’égard de la délinquance », a-t-elle déclaré sur Europe 1, avant d’appeler à « réduire le délai de traitement, notamment des crimes commis par les mineurs ».
(Sources : rédaction et agences)
Le viol et le meurtre d’une adolescente de 13 ans, Agnès Marin, d’un lycée-collège de Haute-Loire laisse désormais de sérieuses zones d’ombre à plus d’un niveau.Le collège-lycée du Chambon-sur-Lignon a lancé la polémique hier en assurant n’avoir pas été informé du passé de violeur présumé du lycéen, Mathieu, qui a avoué avoir tué et violé Agnès, une de ses camarades. « On savait qu’il avait eu des ennuis avec la justice, mais on n’en connaissait pas la nature. Et nous n’avions aucun contact avec les services de justice », a ainsi critiqué Philip Bauwens, directeur du collège-lycée Cévenol, en réponse au parquet de Clermont-Ferrand, qui avait affirmé samedi que le chef d’établissement « était au courant » de la situation du lycéen de 17 ans.Rappelons que mis en examen pour viol sur...
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