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Moyen Orient et Monde - Transition

Seif el-Islam Kadhafi sera jugé en Libye

L’ex-chef du renseignement, Abdallah al-Senoussi, a été arrêté hier.

Les autorités libyennes ont affirmé hier que Seif el-Islam serait jugé en Libye, malgré le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) qui soupçonne le fils de Mouammar Kadhafi, arrêté dans la nuit de vendredi à samedi, de crimes contre l’humanité. « La décision est qu’il (Seif el-Islam) sera jugé devant les tribunaux libyens. C’est une question de souveraineté nationale », a déclaré le vice-président et porte-parole du Conseil national de transition (CNT), Abdelhafidh Ghoga, assurant que Seif el-Islam disposait « de la protection nécessaire ». « Nous voulons que le procès de Seif el-Islam ait lieu en Libye car la justice locale est la règle et la justice internationale l’exception », avait déclaré un peu plus tôt le ministre de la Justice au sein du CNT, Mohammad al-Allagui. « Nous avons les garanties nécessaires pour un procès équitable, en particulier après l’amendement d’une loi garantissant l’indépendance de la justice par rapport à l’exécutif », a-t-il assuré.
L’annonce de l’arrestation du fils le plus en vue de Mouammar Kadhafi a obligé le Premier ministre par intérim, Abdel Rahim al-Kib, à reporter de 48 heures maximum la formation de son nouveau gouvernement, dont la présentation était prévue hier.
Dans le même temps, l’ancien chef des services de renseignements Abdallah al-Senoussi, l’autre Libyen recherché par la CPI pour les mêmes crimes, a été arrêté hier dans le sud du pays. M. Ghoga a précisé que M. Senoussi, qui a été arrêté par des brigades d’anciens combattants rebelles dans la maison de sa sœur à al-Guira, sera également jugé en Libye.
Samedi, la CPI avait indiqué que les autorités libyennes avaient l’obligation de lui remettre Seif el-Islam, sans toutefois exclure la possibilité que le procès ait lieu en Libye. Dans l’immédiat, Seif el-Islam est toujours aux mains des anciens combattants rebelles de Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli. « Nous allons lui garantir le traitement réservé aux prisonniers, selon les lois internationales », a déclaré le chef du Conseil militaire de Zenten, Oussama Jouili, assurant que la décision d’un éventuel transfert serait prise par le nouveau gouvernement. M. Ghoga a cependant démenti que les combattants de Zenten refusent de remettre Seif el-Islam au CNT avant que le système judiciaire ne soit opérationnel, comme l’ont rapporté certains médias. Les autorités libyennes tiennent par-dessus tout à éviter une répétition du scénario qui a conduit à la mort de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim, tous deux tués après avoir été capturés vivants le 20 octobre à Syrte.
(Source : AFP)
Les autorités libyennes ont affirmé hier que Seif el-Islam serait jugé en Libye, malgré le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) qui soupçonne le fils de Mouammar Kadhafi, arrêté dans la nuit de vendredi à samedi, de crimes contre l’humanité. « La décision est qu’il (Seif el-Islam) sera jugé devant les tribunaux libyens. C’est une question de souveraineté nationale », a déclaré le vice-président et porte-parole du Conseil national de transition (CNT), Abdelhafidh Ghoga, assurant que Seif el-Islam disposait « de la protection nécessaire ». « Nous voulons que le procès de Seif el-Islam ait lieu en Libye car la justice locale est la règle et la justice internationale l’exception », avait déclaré un peu plus tôt le ministre de la Justice au sein du CNT, Mohammad al-Allagui....
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