L’annonce de l’arrestation du fils le plus en vue de Mouammar Kadhafi a obligé le Premier ministre par intérim, Abdel Rahim al-Kib, à reporter de 48 heures maximum la formation de son nouveau gouvernement, dont la présentation était prévue hier.
Dans le même temps, l’ancien chef des services de renseignements Abdallah al-Senoussi, l’autre Libyen recherché par la CPI pour les mêmes crimes, a été arrêté hier dans le sud du pays. M. Ghoga a précisé que M. Senoussi, qui a été arrêté par des brigades d’anciens combattants rebelles dans la maison de sa sœur à al-Guira, sera également jugé en Libye.
Samedi, la CPI avait indiqué que les autorités libyennes avaient l’obligation de lui remettre Seif el-Islam, sans toutefois exclure la possibilité que le procès ait lieu en Libye. Dans l’immédiat, Seif el-Islam est toujours aux mains des anciens combattants rebelles de Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli. « Nous allons lui garantir le traitement réservé aux prisonniers, selon les lois internationales », a déclaré le chef du Conseil militaire de Zenten, Oussama Jouili, assurant que la décision d’un éventuel transfert serait prise par le nouveau gouvernement. M. Ghoga a cependant démenti que les combattants de Zenten refusent de remettre Seif el-Islam au CNT avant que le système judiciaire ne soit opérationnel, comme l’ont rapporté certains médias. Les autorités libyennes tiennent par-dessus tout à éviter une répétition du scénario qui a conduit à la mort de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim, tous deux tués après avoir été capturés vivants le 20 octobre à Syrte.
(Source : AFP)



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