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Économie - Salaires

Le patronat soumet à son tour ses propositions à Charbel Nahas

Après la commission syndicale, c’est au tour des organismes économiques de présenter au ministre du Travail Charbel Nahas leurs revendications quant au sujet tant controversé de la hausse des salaires. Ainsi, les représentants des organismes économiques au sein de la commission de l’indice des prix, à savoir le président de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) Nicolas Chammas, le vice-président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIAB) Nabil Fahd, et le secrétaire général de l’Association des industriels libanais (AIL) Ahmad Hussein, ont soumis jeudi leurs recommandations au ministre du Travail.
Dans leur texte, les organismes économiques mettent ainsi en avant le fait que leurs propositions sont basées sur la décision du Conseil d’État publiée en date du 27 octobre 2011, sur les conventions internationales, ainsi que sur le système économique de libre-échange qui prévoit la non-intervention de l’État sur toutes les tranches des salaires, mais uniquement sur le salaire minimum, équivalant aujourd’hui à 500 mille livres. Précisant que les organismes économiques tiennent autant à l’épanouissement de l’activité économique qu’au bien-être social, le texte souligne qu’il est impératif d’augmenter le pouvoir d’achat des ménages, mais qu’il faut également prendre en considération d’autres facteurs d’ordre macro et microéconomique tels que la force productive, la compétition, l’inflation, le déficit public, la croissance de l’activité économique, etc.
À cet égard, les organismes économiques ont mis l’accent sur le fait que leurs propositions se basent sur les chiffres de l’Administration centrale des statistiques (ACS) et prennent ainsi l’année 2008 pour base et non 1996 comme proposé par les syndicats. « Considérer l’année 2008 comme année de base à partir de laquelle il faut revoir les salaires à la hausse est plus avantageux pour les salariés », indique le texte soumis au ministre du Travail.
Parallèlement, les organismes économiques recommandent de ne pas inclure les prestations sociales pour étudier la hausse des salaires, mais de prendre en compte uniquement le revenu disponible brut. Ils recommandent ainsi de relever le salaire minimum à 600 mille livres, soit une hausse de 20 % ; une hausse qui est supérieure au taux d’inflation de l’ordre de 16,3 %. Rappelons que le taux d’inflation avancé par les organismes économiques est largement contesté par les syndicats qui, eux, brandissent un taux équivalant à 100 %. Mis à part la hausse du salaire minimum de 20 %, les organismes économiques proposent de maintenir les frais quotidiens de déplacement à 8 000 livres et de plafonner l’aide aux frais d’éducation à 1 million de livres. Parallèlement, le texte propose aussi, et ce en prenant en considération un taux d’inflation de 16,3 %, de faire bénéficier le salarié d’une augmentation de 16,3 % sur la tranche du salaire qui n’excède pas 1 million de livres, quel que soit le montant total de celui-ci. Ainsi, l’augmentation qui touchera tous les salariés sera comprise entre 100 mille et 163 mille livres. Les patrons sont libres de ne pas appliquer cette augmentation aux salariés qui n’ont pas complété 1 an de travail et à ceux qui ont déjà bénéficié d’une augmentation individuelle depuis 2008. À ce propos, les organismes économiques demandent une réforme de la loi 36/1967 pour limiter l’intervention de l’État au salaire minimum uniquement et ce conformément au code du travail du 23 septembre 1946.
Enfin, les organismes économiques demandent à l’État de ne pas faire porter au secteur privé ses lacunes en ce qui concerne les droits et acquis sociaux tels que la couverture médicale, la CNSS et le régime des retraites.
Après la commission syndicale, c’est au tour des organismes économiques de présenter au ministre du Travail Charbel Nahas leurs revendications quant au sujet tant controversé de la hausse des salaires. Ainsi, les représentants des organismes économiques au sein de la commission de l’indice des prix, à savoir le président de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) Nicolas Chammas, le vice-président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIAB) Nabil Fahd, et le secrétaire général de l’Association des industriels libanais (AIL) Ahmad Hussein, ont soumis jeudi leurs recommandations au ministre du Travail.Dans leur texte, les organismes économiques mettent ainsi en avant le fait que leurs propositions sont basées sur la décision du Conseil d’État publiée...
commentaires (1)

Le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même. Entre organismes économiques et les syndicats le discours des sourds continue sans aboutir à un dénominateur commun . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

08 h 42, le 19 novembre 2011

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Commentaires (1)

  • Le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même. Entre organismes économiques et les syndicats le discours des sourds continue sans aboutir à un dénominateur commun . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    08 h 42, le 19 novembre 2011

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