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Moyen Orient et Monde - Analyse

Le spectre d’une guerre civile se profile en Syrie

Attaques de militaires dissidents en recrudescence ; le régime joue la carte confessionnelle.
Le risque d’une guerre civile plane sur la Syrie en raison de la recrudescence des attaques de militaires dissidents contre les forces du régime et l’absence d’un règlement rapide de la crise, estiment des analystes. « Plus la communauté internationale piétine et la Ligue arabe tarde à forcer la Syrie à agir, plus on se dirige vers ce scénario », affirme Salman Shaikh, directeur du Brookings Doha Center. « Face à l’intransigeance de pays comme la Russie – qui refuse toute sanction contre le régime de Bachar el-Assad –, on se retrouvera dans une situation où personne ne voudra plus parler politique », ajoute-t-il. Les Syriens « commenceront à se battre entre eux ».
La révolte populaire, qui dure depuis huit mois en Syrie, devient de plus en plus militarisée avec l’intensification des opérations de l’Armée syrienne libre (ASL), regroupant des soldats insoumis qui se sont joints à la révolte. L’ASL a notamment revendiqué mercredi une attaque inédite contre un centre des services secrets, suscitant l’inquiétude de Washington selon qui ces actes jouent en faveur du régime. Moscou a renchéri en estimant hier que l’attaque ressemblait à une « guerre civile ». « Bien sûr que si l’opposition a recours à de telles méthodes, cela conduira (...) à une véritable guerre civile », a ainsi déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Nous voyons avec quel empressement des acteurs étrangers essayent d’attiser la confrontation en Syrie, sans doute pour dramatiser la situation dans l’espace médiatique et ainsi obtenir des arguments pour s’ingérer dans les affaires syriennes », a-t-il aussi affirmé. « Nous proposons que tous les États qui souhaitent une issue pacifique aux événements en Syrie appellent non seulement les autorités syriennes à cesser la violence mais aussi tous les groupes d’opposition », a souligné M. Lavrov. L’ONU avait également exprimé ses craintes d’un conflit interne en Syrie.
« Il y a un risque réel de guerre civile même si nous n’y sommes pas encore », estime Marwa Daoudy, professeur à l’Université d’Oxford. Pour un ancien diplomate français longtemps en poste dans la région, « il n’y a pas de guerre civile pour le moment, car les Syriens espèrent parvenir à leurs fins par des moyens pacifiques ». Toutefois, il souligne sous le couvert de l’anonymat que le régime Assad, cerné de toutes parts, tente de jouer la carte confessionnelle. « Ils (le régime syrien) ont fait tellement de choses abominables qu’à un moment ou un autre, ça risque d’exploser », dit-il.
Mais lui comme d’autres analystes estiment qu’une éventuelle guerre civile ne serait pas confessionnelle, mais prendrait la forme d’une révolte armée généralisée contre un régime déterminé à se maintenir en place. D’autant plus que l’opposition semble consciente du « piège » que lui tend le régime. « Nous sommes à un tournant. L’une des routes pourrait nous mener à la liberté et la dignité, l’autre vers une guerre civile que le régime tente sans cesse de faire éclater pour faire avorter notre révolution », a affirmé hier Burhan Ghalioun, président du Conseil national syrien (CNS, qui regroupe la plupart des courants de l’opposition).
Les analystes estiment que c’est à l’opposition qu’incombe la responsabilité d’éviter de plonger dans la logique confessionnelle. « Il y a une lucidité extraordinaire de la part des mouvements populaires pour résister à la dérive confessionnelle », affirme Mme Daoudy. M. Shaikh estime pour sa part que l’opposition veut jouer le rôle de rassembleur, surtout pour l’avenir. « Ils ne veulent pas d’un scénario à l’irakienne où les sunnites se sont réveillés un jour pour découvrir qu’ils ont tout perdu », dit-il, en référence à l’après-Saddam Hussein et la prise du pouvoir par la majorité chiite. En dépit de ces avis concordants, les États-Unis se sont refusés pour leur part hier à parler de début de guerre civile en Syrie. Pour Washington, la situation est celle du « régime Assad menant une campagne de violence, d’intimidation et de répression contre des manifestants innocents. Nous ne voyons pas cela comme une guerre civile », a affirmé Mark Toner, porte-parole du département d’État.
(Source : AFP)
Le risque d’une guerre civile plane sur la Syrie en raison de la recrudescence des attaques de militaires dissidents contre les forces du régime et l’absence d’un règlement rapide de la crise, estiment des analystes. « Plus la communauté internationale piétine et la Ligue arabe tarde à forcer la Syrie à agir, plus on se dirige vers ce scénario », affirme Salman Shaikh, directeur du Brookings Doha Center. « Face à l’intransigeance de pays comme la Russie – qui refuse toute sanction contre le régime de Bachar el-Assad –, on se retrouvera dans une situation où personne ne voudra plus parler politique », ajoute-t-il. Les Syriens « commenceront à se battre entre eux ».La révolte populaire, qui dure depuis huit mois en Syrie, devient de plus en plus militarisée avec l’intensification des opérations de...
commentaires (8)

Heureusement que vous répondez Jabbour, continuez comme ça, ça met bien en valeur votre décalage total avec la réalité et la cocasserie de vos inepties si mal écrites. Vous qui prévoyez et analysez des situations diamétralement opposées aux faits réels, vous serez le premier surpris quand vous serez arrosé par le karcher que manipulent si bien vos amis.

Robert Malek

16 h 58, le 19 novembre 2011

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Commentaires (8)

  • Heureusement que vous répondez Jabbour, continuez comme ça, ça met bien en valeur votre décalage total avec la réalité et la cocasserie de vos inepties si mal écrites. Vous qui prévoyez et analysez des situations diamétralement opposées aux faits réels, vous serez le premier surpris quand vous serez arrosé par le karcher que manipulent si bien vos amis.

    Robert Malek

    16 h 58, le 19 novembre 2011

  • - - Je suis désolé , mais une fois de plus , je ne peux pas laisser dire tout et n'importe quoi ICI , sur cet honorable et respectable site qui nous héberge , et supporte les âneries de quelques-uns qui se reconnaîtront !! Les prophéties de Nostradamus ne font pas de lui un Prophète !! Prévoir et analyser , ne sont pas des prophéties aussi .. Quand à mon côté Nostradamus , je constate avec satisfaction , qu'il (s) sont tombé dans mon piège .

    JABBOUR André

    12 h 15, le 18 novembre 2011

  • - - J'aime bien votre sens de l'humour chère madame , mais je vous répondrai quand même ! Le Liban d'aujourd'hui , puisque nous sommes déjà demain , sera débarrassé des parasites et de leur corruption , et quand ces deux pestes auraient disparus , avec Karcher à l'appui , les Libanais pourraient alors respirer et vivre normalement en toute tranquillité avec toutes les couvertures sociales nécessaires à cela .. qui résident dans le programme du CPL , qui seront appliqués malgré la résistance de l'associé de l'autre qui a fui le pays , qui continue à nous mettre de l'intérieur , des bâtons dans les roues des réformes . Nous soyez plus inquiète pour le Liban , il est dans de très bonnes mains qui ne le lâcherons plus .

    JABBOUR André

    11 h 35, le 18 novembre 2011

  • RIRES ! En plus il admet qu'il a un côté prophète ! On ne sait plus comment l'appeler... Rassoul Aoun ? Al-Nabi Jabbour ? Prophète André Aoun ? Bouffon Michel Jabbour ?

    Robert Malek

    11 h 11, le 18 novembre 2011

  • Mille mercis M. Jabbour pour vos explications! Je ne peux evidemment pas souhaiter qu'une troisieme guerre mondiale ait lieu! Mais peut-on esperer que l'Amerique et Israel ne pourront plus morceler le Proche-Orient, et par consequent, notre cher Liban? Comment voyez-vous le Liban de demain M. Nostradamus?:)

    Michele Aoun

    10 h 53, le 18 novembre 2011

  • - - @ Madame Michèle AOUN , D'abord merci pour la confiance que vous m'accordez en me posant une telle question , dont la réponse ne peut sortir que de la bouche d'une madame soleil ! Mais comme vous insistez à taquiner mon côté Nostradamus qui dérange quelques-uns ICI , je répondrai volontiers en vous disant ceci : La déclaration de monsieur Lavrov est suffisante pour donner une idée de la position de la Russie , qui ne lâchera pas le régime Syrien . Pour ce qui est des navires Russes qui se dirigent vers la Syrie , je vous signale qu'il existe entre les deux pays , un pacte de défense et d'assistance militaire , qui doit jouer et bénéficier pleinement de tous ses droits et devoirs , en ces moments difficiles qu'on cherche à appliquer et faire subir au régime , par voie de fanatiques , les mêmes que combat l'armée Russe sur son sol et en Tchétchénie ! Et pourquoi pas des manoeuvres militaires conjointes entre les deux pays , comme le stipule et l'autorise leurs accords de défense , à l'instar de ceux qui lient Israël et les USA !!!!! En ces moments , tout est possible , mais pas la chute du régime qui reste pour la moitié du monde , une ligne rouge non négociable , et tant mieux pour nous . Merci Madame .

    JABBOUR André

    10 h 37, le 18 novembre 2011

  • M. Jabbour! Les navires russes sont en route pour la Syrie! S'il vous plait, dites-nous ce qui va se passer!!!:)

    Michele Aoun

    09 h 45, le 18 novembre 2011

  • Assad pourra toujours se recycler en prison dans la chanson: "Syrie! C'est fini! et dire que c’était le pays de mon premier amour!"

    Pierre Hadjigeorgiou

    07 h 25, le 18 novembre 2011

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