L’activité bancaire du pays continue en outre d’être soutenue par les dépôts des clients. Ces derniers ont représenté plus de 80 % du total du bilan des banques, en hausse de 5,8 % depuis le début de l’année. L’augmentation de 6,2 milliards de dollars des dépôts enregistrée jusqu’à présent est pourtant inférieure de 30,6 % par rapport aux 8,1 milliards de dollars correspondant à la même période de l’an dernier, ce qui témoigne d’un ralentissement significatif de la croissance des dépôts bancaires cette année.
D’autre part, la hausse des dépôts des clients des banques sur les neuf premiers mois de l’année a été en grande partie le fait des dépôts de résidents. Ces derniers ont contribué à hauteur de 69 % du total des dépôts bancaires, enregistrant une hausse de 4,3 milliards de dollars par rapport à la même période de l’an dernier. Quant aux dépôts des non-résidents, ils ont également augmenté depuis le début de l’année (+1,9 milliard de dollars), contribuant ainsi à la hausse des dépôts bancaires à hauteur de 31 %, contre 10 % enregistrée durant la même période de 2010.
En outre, l’augmentation des dépôts bancaires cette année s’est en grande partie effectuée en devises étrangères. Dans un contexte bénéficiant effectivement largement à ces dernières, les dépôts en livres ont reculé de 2,9 % depuis le début de l’année, tandis que celles en devises étrangères ont augmenté de 10,8 % sur la même période. En conséquence, la proportion des dépôts en dollars a repris sa tendance à la hausse, passant de 63,2 % fin 2010 à 66,3 % à la fin du mois de septembre.
L’augmentation des fonds bancaires et des liquidités supplémentaires a permis aux banques d’octroyer de nouveaux crédits. L’activité de prêts des banques a en effet augmenté de 11 % sur les neuf premiers mois de l’année pour s’établir à 38,8 milliards de dollars fin septembre. Les 3,8 milliards de nouveaux prêts accordés par le secteur sont tout de même inférieurs de 30 % à ceux octroyés sur les neuf premiers mois de l’année 2010, tout en demeurant significatifs dans le contexte politique local qui était figé durant les six premiers mois de l’année.
Par ailleurs, l’augmentation des prêts bancaires a été en grande partie le fait du secteur des résidents, avec 74 % de crédits octroyés par des banques libanaises. Les prêts aux non-résidents ont quant à eux enregistré une augmentation de l’ordre de 1 milliard de dollars sur les neuf premiers mois de l’année. Les prêts en devises ont de leur côté continué à mener l’activité de prêts bancaire cette année en contribuant à hauteur de 68 % à la croissance de cette dernière. Les prêts en livres soutenus par des mesures d’exemption de la Banque du Liban (BDL) ont quant à eux maintenu leur contribution à la croissance du secteur à hauteur de 32 % du total des prêts, un niveau important par rapport aux années 2006 à 2008. Les prêts en dollars continuent ainsi leur tendance à la baisse, atteignant les 79 % à la fin du mois de septembre contre 80,3 % au début de l’année.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine