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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Des milliers de manifestants anti-Wall Street défilent à Berkeley

Un homme armé a été blessé par la police, tandis qu’à New York, le square Zuccotti a rouvert.
Des milliers de manifestants anti-Wall Street ont défilé sur le campus de l’université de Berkeley, en Californie, certains réinstallant des tentes là où la police avait démantelé un campement la semaine précédente, selon des témoins. Quelques heures plus tôt, la police avait tiré sur un homme armé sur ce même campus, alors que la manifestation avait commencé. Mais les organisateurs du mouvement ont affirmé sur leur compte Twitter que cet incident n’avait aucun rapport avec la marche à laquelle, selon eux, quelque 5 000 personnes ont participé. L’homme blessé, mais dont l’état n’a pas été précisé, a été hospitalisé et l’école de commerce où se sont déroulés les faits a été évacuée, a indiqué l’université. « Le suspect a été vu avec une arme alors qu’il entrait dans un ascenseur. Quelqu’un de l’université a prévenu la police qui est arrivée immédiatement », a-t-elle précisé dans un communiqué. « Le suspect a ensuite quitté l’ascenseur pour entrer dans une salle informatique. La police l’a suivi et lui a demandé de lever les mains. Le suspect a sorti son arme et la police a alors tiré sur lui », a-t-elle expliqué. Le chef de la police de l’université, Mitchell Celaya, a observé que c’était le premier incident de ce genre sur le campus depuis les années 1980. Depuis le début du mouvement de contestation, quatre autres personnes ont trouvé la mort dans des incidents avec des armes à feu autour des campements de tentes érigés depuis des semaines par les protestataires anti-Wall Street à travers le pays à Oakland (Californie), dans le Vermont (Est), ainsi qu’à la Nouvelle-Orléans (Sud) et à Salt Lake City (Centre-Ouest).
Le recteur de l’université de Berkeley, Robert Birgeneau, a exprimé l’espoir que l’incident n’affecterait pas le déroulement des manifestations en cours, organisées après que la police eut fait usage de matraques pour faire lever un camp de tentes installé sur le campus la semaine dernière. M. Birgeneau a prévenu que l’administration de l’université restait hostile à ce campement et, a-t-il dit, « à long terme, nous ne l’autoriserons pas ».
De tout temps, l’université de Berkeley a été un haut lieu de la contestation étudiante, notamment de la guerre du Vietnam, dans les années 1960 et 1970. Dans une ambiance festive, des militants ont lu publiquement mardi des discours de Mario Savio, un leader étudiant de l’époque, lors d’un « mouvement de Berkeley pour la liberté de parole » qui a fait date.
Par ailleurs, une vingtaine de manifestants anti-Wall Street discutaient hier matin dans le square Zuccotti à New York, où certains avaient passé la nuit à essayer de dormir sans sac de couchage, après l’expulsion de leur camp par la police mardi. Une brève bagarre a éclaté peu avant 08h00, et un bagarreur a été immédiatement arrêté, menotté et évacué par la police, présente en masse, selon des témoins.
Une poignée de manifestants ont donc dormi sur place. « Mais nous n’avons pas le droit de nous allonger », explique William Scott, 42 ans, un des bibliothécaires qui a passé la nuit à boire du café. « Ils ont arrêté trois personnes qui s’étaient allongées pour dormir. » Un manifestant dormait assis, la tête posée sur une table de granit, un deuxième assis contre un mur, recouvert d’une couverture de survie. Après l’expulsion mardi en pleine nuit du campement installé depuis le 17 septembre dans ce square près de la Bourse de Wall Street, les rares manifestants présents avouaient ne pas savoir comment la journée allait s’organiser.
La mairie de New York a rouvert le square privé mardi soir. Il est toujours ceinturé de barrières métalliques et on n’y entre qu’un par un, en passant devant cinq gardes de sécurité. Les manifestants anti-Wall Street n’ont pas le droit d’y réinstaller leurs tentes ou même d’y introduire un sac de couchage.
(Source : AFP)
Des milliers de manifestants anti-Wall Street ont défilé sur le campus de l’université de Berkeley, en Californie, certains réinstallant des tentes là où la police avait démantelé un campement la semaine précédente, selon des témoins. Quelques heures plus tôt, la police avait tiré sur un homme armé sur ce même campus, alors que la manifestation avait commencé. Mais les organisateurs du mouvement ont affirmé sur leur compte Twitter que cet incident n’avait aucun rapport avec la marche à laquelle, selon eux, quelque 5 000 personnes ont participé. L’homme blessé, mais dont l’état n’a pas été précisé, a été hospitalisé et l’école de commerce où se sont déroulés les faits a été évacuée, a indiqué l’université. « Le suspect a été vu avec une arme alors qu’il entrait dans un ascenseur....
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