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Moyen Orient et Monde - Tunisie

Les petites phrases des dirigeants islamistes qui sèment le trouble

Évocation du califat, mères célibataires vouées aux gémonies... des dirigeants d’Ennahda ont multiplié les sorties fracassantes ces derniers jours, renforçant les doutes des « modernistes » sur les intentions du parti islamiste appelé à diriger le futur gouvernement tunisien.
La semaine dernière, Souad Abderrahim, connue comme l’« élue non voilée » d’Ennahda, a évoqué le statut des mères célibataires, « inconcevable dans un pays arabo-musulman », et « qui doivent se marier » pour avoir des droits. Les propos, tenus sur Monte-Carlo Doualiya, antenne arabophone, ont déclenché un tollé. Mme Abderrahim, une pharmacienne de 47 ans qui dirigeait une des deux listes d’Ennahda à Tunis, a affirmé avoir été « mal comprise » et a déclaré au site Kapitalis que les mères célibataires étaient des « victimes ».
Au lendemain des élections du 23 octobre, le dirigeant d’Ennahda, Rached Ghannouchi, a parlé quant à lui de « pollution linguistique » à propos du français utilisé couramment dans le dialecte tunisien.
Dimanche dernier, lors d’un meeting à Sousse, Hamadi Jebali, numéro 2 du parti et potentiel futur Premier ministre, a harangué le public en évoquant « le califat », terme qui fait référence à un système de gouvernement basé sur la charia (loi islamique).
Les réseaux sociaux se sont emparés avec humour de ces dérapages. Souad Abderrahim est rebaptisée la « Sarah Palin tunisienne », du nom de la bigote gouverneure américaine de l’Alaska. Hamadi Jebali est lui représenté avec un turban de calife sur la tête. L’avocat Samir Dilou, visage moderne d’Ennahda, qui monte au front après chaque dérapage pour expliquer que les phrases ont été sorties de leur contexte, est bombardé sur Facebook « directeur général chargé de démentir les c... de ses confrères ».
Mais plus sérieusement, ces sorties révèlent, selon des analystes, « la véritable nature » du mouvement islamiste. « Jusqu’aux élections, Ennahda a fait un parcours sans faute, a évité les polémiques. Mais après la victoire, ils se sont relâchés, c’est très symptomatique », a ainsi analysé le journaliste et écrivain Sofiene Ben Fahrat.

(Source : AFP)
Évocation du califat, mères célibataires vouées aux gémonies... des dirigeants d’Ennahda ont multiplié les sorties fracassantes ces derniers jours, renforçant les doutes des « modernistes » sur les intentions du parti islamiste appelé à diriger le futur gouvernement tunisien.La semaine dernière, Souad Abderrahim, connue comme l’« élue non voilée » d’Ennahda, a évoqué le statut des mères célibataires, « inconcevable dans un pays arabo-musulman », et « qui doivent se marier » pour avoir des droits. Les propos, tenus sur Monte-Carlo Doualiya, antenne arabophone, ont déclenché un tollé. Mme Abderrahim, une pharmacienne de 47 ans qui dirigeait une des deux listes d’Ennahda à Tunis, a affirmé avoir été « mal comprise » et a déclaré au site Kapitalis que les mères célibataires étaient des...
commentaires (2)

Cher Pierre, attendons et contemplons. Car, des élections libérales dans les pays arabes, hum ! Actuellement, sous l'impulsion des choses, peut-être ! après, j'en doute fort... Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

08 h 43, le 17 novembre 2011

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Commentaires (2)

  • Cher Pierre, attendons et contemplons. Car, des élections libérales dans les pays arabes, hum ! Actuellement, sous l'impulsion des choses, peut-être ! après, j'en doute fort... Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    08 h 43, le 17 novembre 2011

  • Voila ce que j'essayais d'expliquer. Les Jeunes Tunisiens et Égyptiens en ont marre des tyrans et veulent pouvoir enfin vivre librement. Si ces gens la commence a faire les zigotos ils le paieront cher aux prochaines élections! Inshallah!

    Pierre Hadjigeorgiou

    06 h 04, le 17 novembre 2011

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