Les États-Unis rejoignent le Sommet de l’EAS, défiant la Chine
OLJ /
le 16 novembre 2011 à 00h08
Les États-Unis, Barack Obama en tête, rejoignent samedi en Indonésie le Sommet de l’Asie orientale (EAS), qui réunit les géants du continent, tentant de faire contrepoids à la Chine et de rassurer les alliés sur l’engagement de Washington dans la région. Bénéficiant jusqu’à présent d’un statut d’observateur, les États-Unis feront en effet officiellement leur entrée dans l’EAS en même temps que la Russie, élargissant à 18 le nombre de membres permanents de l’organisation. L’EAS regroupe jusqu’à présent la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, aux côtés des dix pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), qui se réunira en sommet annuel à partir de jeudi, également sur l’île indonésienne de Bali. Pour certains États en délicatesse avec Pékin sur des questions territoriales, la participation américaine à l’EAS est un signe fort adressé à la Chine. « On n’invite pas sciemment quelqu’un pour contrer qui que ce soit d’autre. Mais au bout du compte, c’est bien ce qui se passe », affirme ainsi le secrétaire général de l’Asean, Surin Pitsuwan. Cependant, et par-delà leurs jeux d’influence, les États-Unis et la Chine ont des intérêts convergents et prioritaires au plan économique qui rendent très improbable un affrontement plus musclé, affirme Richard Cronin, du groupe de réflexion américain Stimson Center. Le président Obama a redit l’intérêt vital de la région pour les États-Unis face au spectre de la récession. « L’Asie-Pacifique est absolument cruciale pour la croissance économique de l’Amérique. Nous pensons que c’est une priorité absolue », a-t-il dit.
Coopération américano-australienne Sur un autre plan, Barack Obama a quitté hier les États-Unis pour entamer la première visite de son mandat en Australie, un allié avec lequel le président veut encore resserrer la coopération militaire face aux ambitions régionales de la Chine. Cette visite devrait aussi être l’occasion pour M. Obama d’insister sur les relations économiques et commerciales dans une région dynamique, vue comme un réservoir de croissance pour les États-Unis via leurs exportations. (Source : AFP)
Les États-Unis, Barack Obama en tête, rejoignent samedi en Indonésie le Sommet de l’Asie orientale (EAS), qui réunit les géants du continent, tentant de faire contrepoids à la Chine et de rassurer les alliés sur l’engagement de Washington dans la région. Bénéficiant jusqu’à présent d’un statut d’observateur, les États-Unis feront en effet officiellement leur entrée dans l’EAS en même temps que la Russie, élargissant à 18 le nombre de membres permanents de l’organisation. L’EAS regroupe jusqu’à présent la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, aux côtés des dix pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), qui se réunira en sommet annuel à partir de jeudi, également sur l’île indonésienne de Bali.Pour certains États en...
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