Huit membres présumés d’el-Qaëda tués, dont un chef saoudien
Huit membres présumés d’el-Qaëda, dont un chef local de nationalité saoudienne et deux Africains, ont été tués par l’armée et des membres de tribus dans la province d’Abyan, un fief du réseau dans le sud du Yémen, selon des responsables locaux. Parallèlement, des dignitaires de tribus yéménites menaient une médiation pour la libération des trois humanitaires français, portés disparus depuis fin mai.
Irak
Bombardement turc contre des bases du PKK
L’aviation turque a bombardé hier matin la région montagneuse de Qandil au Kurdistan irakien, a affirmé un porte-parole des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Dozdar Hammo a indiqué que les chasseurs-bombardiers turcs avaient visé durant une heure cette région du nord de l’Irak où se trouvent des bases du PKK, sans donner plus de détails.
Vingt blessés, dont des pèlerins iraniens, dans des attaques
Vingt personnes, dont 13 pèlerins, ont été blessées dans des attentats à la bombe en Irak, a affirmé un responsable du ministère de l’Intérieur. Par ailleurs, un porte-parole militaire a indiqué que quatre roquettes katioucha ont été lancées contre une base américaine dans la province de Kirkouk sans faire ni dégât ni victime.
Visite du chef d’état-major de l’armée en Iran
Le chef d’état-major de l’armée irakienne, le général Babaker Zebari, a appelé hier au renforcement des relations entre Bagdad et Téhéran, lors d’une visite officielle en Iran à un mois du retrait des forces américaines d’Irak, selon le site des gardiens de la révolution. Le programme et la durée de la visite de M. Zebari, qui dirige une importante délégation militaire irakienne, n’ont pas été rendus publics.
Arabie saoudite
Une conductrice toujours condamnée au fouet malgré une grâce royale
Une Saoudienne condamnée à dix coups de fouet pour avoir bravé l’interdiction faite aux femmes de conduire a indiqué hier avoir reçu une notification officielle du tribunal, malgré l’annonce d’une grâce royale. Elle a ajouté qu’elle avait la possibilité de faire appel pendant un mois.
Élections
En Espagne, les « indignés » ne mobilisent pas grand monde
Sifflets, tambours et slogans rythmés repris en chœur : environ un millier d’« indignés » ont tenté hier à Madrid de faire entendre leur voix, assourdie en Espagne par la victoire écrasante de la droite annoncée pour les élections du 20 novembre. Résignés face à ce prochain raz de marée, ils assuraient pourtant vouloir inscrire leur mouvement dans la durée, au-delà du résultat des élections.
Après la manifestation, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées sur la place emblématique de la Puerta del Sol, point de départ de leur mouvement, pour débattre de « propositions citoyennes » recueillies dans les assemblées de quartier de la région de Madrid et du manifeste intitulé « Changeons de modèle, maintenant ». Cheveux longs bouclés, foulard rouge et blanc autour du cou, Marcos Dios, 31 ans, refusait de se laisser abattre par la mobilisation limitée de dimanche. « Nous tentons de provoquer un changement plus lent mais dont l’impact se fera sentir sur la durée pour que, même si la droite gagne, elle se sente obligée de réfléchir aux questions qui vont au-delà de l’idéologie ou du programme de chaque parti, comme le manque de transparence ou la corruption, qui touche aussi bien la droite que la gauche. »
Un référendum controversé en Guinée équatoriale
Les Équato-Guinéens votaient hier pour un référendum controversé sur une réforme de la Constitution qui prévoit notamment une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels et dont l’issue ne fait guère de doute dans ce petit pays pétrolier dirigé d’une main de fer par le président Teodoro Obiang Nguema, arrivé au pouvoir en 1979 par un coup d’État, élu en 1989, réélu en 1996, 2002 et 2009. Un scrutin qualifié de « mascarade » par l’opposition, dont le principal parti a annoncé avoir retiré ses représentants des bureaux de vote. « Le gouvernement a dépassé toutes les limites de l’arbitraire », a déclaré le secrétaire général de la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), Placido Mico, joint depuis Libreville. « Un jeune de notre parti a été menacé d’être torturé par un colonel au bureau de vote de la cathédrale (Malabo). À Bata, notre représentant a été bloqué (dans le bureau). Il y a des pressions », a ajouté M. Mico, unique député de l’opposition à l’Assemblée nationale.
L’Ossétie du Sud élit son « président » sous l’œil attentif de Moscou
Les habitants de l’Ossétie du Sud se sont rendus hier aux urnes pour élire le « président » de cette petite région sécessionniste géorgienne prorusse, sous l’œil attentif de Moscou qui en a reconnu l’indépendance après la guerre de 2008 et y maintient des troupes. Onze candidats sont ainsi en lice pour succéder à Edouard Kokoïty, un ancien champion de lutte qui a régné au cours de la dernière décennie sur ce petit État autoproclamé de 70 000 habitants, et ne peut briguer un troisième mandat. Tous sont prorusses et ont appelé à des degrés divers à l’intégration avec la Russie voisine, l’option ultime étant l’adhésion à la Fédération russe et la réunification avec l’Ossétie du Nord.
Selon un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote, c’est le candidat soutenu par Moscou, le ministre local des Situations d’urgence Anatoli Bibilov qui arriverait en tête avec 48,1 % des suffrages au premier tour. L’ancien ministre de l’Éducation Alla Djioeva arriverait en deuxième position avec 30,7 % des suffrages, le maire adjoint de la « capitale » Tskhinvali, Alan Kotaev, ne recueillant en troisième position que 5,2 %.
Corée du Nord
Les émissaires sud-coréen et américain à Vienne
Le nouvel émissaire de la Corée du Sud pour le nucléaire nord-coréen, Lim Sung-nam, s’est envolé hier pour Vienne où il rencontrera son homologue américain, Glyn Davis, a indiqué le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.
Il s’agit de la première rencontre entre les deux hommes. Glyn Davies, actuel ambassadeur américain auprès de l’AIEA, remplace Stephen Bosworth qui a tenu en octobre deux jours de discussion à Genève avec une délégation nord-coréenne. Lim, nommé début octobre, doit également s’entretenir avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano.
Caricatures de Mohammad
Trois hommes jugés à Oslo pour un projet d’attentat
Trois hommes soupçonnés d’être liés à el-Qaëda et d’avoir préparé un attentat contre Jyllands-Posten, le journal danois qui a publié des caricatures controversées du prophète Mohammad, vont être jugés à partir de mardi en Norvège.
Mikael Davud, norvégien d’origine ouïghoure, le Kurde irakien Shawan Sadek Saeed Bujak et l’Ouzbek David Jakobsen, tous trois établis en Norvège, sont poursuivis pour « association en vue de commettre un acte terroriste » et pour s’être procuré les ingrédients nécessaires à la confection d’explosifs.
Selon le parquet, le trio voulait s’en prendre à Jyllands-Posten, qui avait provoqué de violentes manifestations en publiant une dizaine de caricatures de Mohammad en 2005, et/ou à Kurt Westergaard, auteur du dessin le plus controversé, celui du Prophète avec un turban en forme de bombe à la mèche allumée. « Ils encourent jusqu’à 20 ans de prison », a déclaré le procureur Geir Evanger. « Notre réquisitoire illustrera certainement la gravité des faits reprochés », a-t-il dit.
Présenté comme le cerveau du groupe, Davud, 40 ans, a été formé à la confection et au maniement d’explosifs dans un camp de la mouvance islamiste au Pakistan, selon le PST. Davud et Bujak, 38 ans, ont tous deux reconnu avoir projeté une attaque mais leurs versions diffèrent sur la cible : issu d’une minorité opprimée en Chine, le premier dit avoir voulu viser l’ambassade chinoise à Oslo tandis que le second affirme que la cible était le journal danois, version retenue par l’accusation. Le troisième homme, David Jakobsen, qui a pris contact avec la police de son propre gré, nie avoir voulu participer à un projet d’attentat et comparaît libre contrairement aux deux autres.
Ce procès s’ouvre moins de deux semaines après la destruction des locaux du journal satirique français Charlie Hebdo.
Soudan
Entre Khartoum et Juba, des tensions mais pas de guerre imminente
La détérioration des relations entre Khartoum et Juba après des heurts le long de la frontière met en péril les négociations postpartition entre les deux pays mais la menace d’une guerre reste pour l’instant éloignée, estiment des analystes, convaincus que ces violences vont compliquer les négociations sur les questions encore en suspens depuis la partition, en particulier la répartition des revenus pétroliers, l’avenir de la région disputée d’Abyei et le tracé précis de la frontière.
« Ce n’est pas une situation saine. L’Union africaine tente de réunir les deux parties pour des pourparlers à Addis-Abeba, mais (...) cela devient toujours plus difficile », explique Fouad Hikmat, analyste à l’International Crisis Group (ICG), estimant que certains problèmes à régler, en particulier celui d’Abyei, sont « extrêmement compliqués » et nécessitent une bonne volonté politique singulièrement absente des responsables du Nord comme du Sud.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef