Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Crise

La Grèce confie son salut à Lucas Papademos

La farce politique terminée, le nouveau cabinet prêtera serment aujourd’hui.

Dès sa nomination acquise, le futur Premier ministre, Lucas Papademos, a estimé que l’avenir de la Grèce est dans l’euro et appelé à « l’unité et la coopération » des partis pour mener à bien la difficile tâche qui l’attend. Louisa Gouliamaki/AFP

La Grèce a mis fin hier à un suspense de quatre jours entre farce et politique, en confiant à l’ex-vice-président de la Banque centrale européenne la tâche de former un gouvernement de coalition avec la mission de sauver le pays de la faillite et d’éviter sa sortie de l’euro.
Dès sa première déclaration publique, Lucas Papademos (64 ans), qui deviendra le nouveau Premier ministre en remplacement du socialiste Georges Papandréou, a ainsi estimé que l’avenir de la Grèce est dans l’euro, même si sa situation actuelle, à un « carrefour crucial », est très difficile. Il a appelé à « l’unité et la coopération » des partis pour mener à bien la difficile tâche qui l’attend, mais s’est par contre abstenu de préciser quelle sera la durée exacte de son gouvernement, dont la droite souhaite qu’il débouche sur des élections anticipées « rapides ». En attendant, et en vue de la prestation de serment de la nouvelle équipe, prévue aujourd’hui, majorité socialiste et opposition de droite ont entamé hier soir une nouvelle réunion pour nommer les membres du gouvernement. Le nom du ministre-clé des Finances qui devra seconder M. Papademos dans sa tâche herculéenne restait inconnu hier soir.
Quasi simultanément, l’Union européenne, principal créancier du pays au bord de la faillite, l’a exhorté à rassurer ses partenaires quant aux engagements de rigueur d’Athènes pour réduire dette et déficits. La mission de M. Papademos a d’ailleurs été définie exactement sur cette ligne par les trois partis de la majorité socialiste et de l’opposition de droite, qui l’ont porté au pouvoir. Ils sont convenus qu’il devra « mettre en œuvre les décisions du sommet de la zone euro du 26 octobre et la politique économique liée à ces décisions », a précisé la présidence de la République. En clair, mener à bien – et de front – deux gigantesques chantiers : poursuivre les mesures d’assainissement budgétaires et boucler les négociations avec les banques détentrices de dette grecque pour réduire de 100 milliards d’euros son montant de plus de 350 milliards.

Le « dernier espoir »
À ce prix, avec les nouveaux sacrifices qui en découleront pour les Grecs, le pays peut espérer être sauvé dans l’immédiat de la faillite, en décrochant enfin avant la date limite du 15 décembre le versement de nouveaux prêts cruciaux de 8 milliards d’euros, et à terme, rester dans la zone euro. Dans l’attente, la Grèce s’enfonce dans la récession, comme l’ont montré des chiffres publiés hier à Bruxelles.
Hier soir, alors qu’une manifestation du syndicat communiste Pame se préparait dans le centre d’Athènes pour dénoncer le choix d’un Premier ministre dicté par « la ploutocratie et l’UE », le patronat grec saluait, lui, le choix de M. Papademos. Le patronat a fait valoir que ce technocrate socio-libéral, qui passe pour avoir été le moteur intellectuel de la BCE aux côtés de Jean-Claude Trichet et l’un des artisans de l’arrimage de la Grèce à l’euro au poste de gouverneur de la Banque de Grèce, constitue le « dernier espoir » pour le pays. À condition d’un « soutien » des Grecs.
En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a souhaité « tout le succès possible » au nouveau chef du gouvernement grec. De son côté, l’administration Obama a salué la désignation de M. Papademos, y voyant la preuve d’un « consensus » en faveur des réformes.

(Sources : rédaction et agences)
La Grèce a mis fin hier à un suspense de quatre jours entre farce et politique, en confiant à l’ex-vice-président de la Banque centrale européenne la tâche de former un gouvernement de coalition avec la mission de sauver le pays de la faillite et d’éviter sa sortie de l’euro.Dès sa première déclaration publique, Lucas Papademos (64 ans), qui deviendra le nouveau Premier ministre en remplacement du socialiste Georges Papandréou, a ainsi estimé que l’avenir de la Grèce est dans l’euro, même si sa situation actuelle, à un « carrefour crucial », est très difficile. Il a appelé à « l’unité et la coopération » des partis pour mener à bien la difficile tâche qui l’attend, mais s’est par contre abstenu de préciser quelle sera la durée exacte de son gouvernement, dont la droite souhaite qu’il...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut