Rappelant dans ce cadre que « la communauté orthodoxe est celle de la pluralité politique et intellectuelle, loin des schismes et des ruptures », M. Makary s’est dit désolé « des démarches de certains, au cours des derniers mois, qui ont intoxiqué les rapports au sein de la communauté et ramené sur la scène orthodoxe le concept de parti pris ». Appelant ainsi à « maintenir le jeu politique au sein de la confession, sur les bases du respect (...) », M. Makary n’a pas manqué de se prononcer sur les tensions actuelles entre le président du Parlement Nabih Berry et l’ancien Premier ministre Saad Hariri. « Ces tensions s’inscrivent dans la suite des événements de l’année précédente, notamment les prises de position de M. Berry et de l’ensemble du 8 Mars à l’encontre de l’ancien Premier ministre Hariri », a estimé M. Makary, ajoutant que « ce dernier a traversé une expérience politique intense en peu de temps. En fin de compte, l’homme apprend de ses erreurs, qu’il tend à rectifier ».
S’agissant du Tribunal spécial pour le Liban, M. Makary a rappelé son appui « indéfectible » pour le financement du TSL, avant d’exprimer ses doutes sur « les illusions qu’exprime le Premier ministre Nagib Mikati, croyant déceler un accord implicite au financement chez le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, qui demande de trouver des sources autres que l’État pour financer le TSL ». Estimant que le mode d’action de M. Mikati recèle « une tentative de plaire à tous », M. Makary a expliqué que le Premier ministre « veut, d’une part, satisfaire le 14 Mars et les organisations internationales en affirmant que le financement est en cours. D’autre part, il veut séduire le 8 Mars en assurant que ce dossier sera résolu d’une manière spéciale ». Et de conclure : « Le Premier ministre travaille dans son propre intérêt (...) et aime à gagner seul. »

