Ainsi une source autorisée fait un sort aux rumeurs spéculatives sur des secousses ainsi qu’aux liens entre l’évolution ici et les développements en Syrie. Beaucoup, à droite comme à gauche, estiment que si cela tourne au vinaigre corrosif chez le voisin, les retombées locales, en termes de violence, ne tarderaient pas à se manifester. Ce gradé indique que tout ce bruitage n’est que le produit des tiraillements politiques locaux. Autrement dit, le 14 Mars mise sur l’opposition syrienne et le 8 Mars sur le régime Assad.
Cependant, les souverainistes craignent que des incidents graves ne soient provoqués prochainement dans plus d’une région. Ils disposent, à les en croire, d’informations sur une mobilisation musclée du camp d’en face. Se traduisant notamment, d’après eux, par la distribution d’armes qu’effectuent des fractions du 8 Mars. Surtout dans les régions chrétiennes, aux fins d’y semer la discorde. Une discorde qui ne doit pas opposer les chiites et les sunnites. Car ni l’Iran ni l’Arabie saoudite, qui ont conclu à ce sujet un accord ici même il y a quelques années déjà, ne veulent d’un précédent libanais mettant le feu aux poudres ailleurs.
Les opposants relèvent donc que les incitations qui s’intensifient peuvent à tout moment déboucher sur des clashes dans les régions chrétiennes.
Ils ajoutent que des forces de la majorité se mettent ostensiblement au service du régime syrien, pour traquer des contestataires syriens réfugiés chez nous, les intercepter et les livrer en douce aux SR d’Assad.
Un fait très grave et qui, soulignent les opposants, est une offense intolérable à la vocation, à la nature même, du Liban, pays des libertés et refuge des opprimés.
En face, on accuse des fractions de l’opposition de tenter d’utiliser des groupuscules fondamentalistes pour provoquer des incidents sur le terrain, afin de mettre à profit la dégradation en Syrie pour affaiblir ses alliés locaux. Selon les majoritaires, les positions en flèche de certains de leurs adversaires montrent que ces deniers n’hésiteraient pas à jouer la carte de l’insécurité, pour exploiter au maximum ce qui se passe en Syrie.
Retour aux officiels en uniforme. La source précédemment citée insiste : les tiraillements politiques n’affectent pas une situation sécuritaire excellente, totalement sous contrôle. Les tentatives d’y porter atteinte sont vite contrées. De sorte que les incidents isolés que l’on peut relever çà ou là se trouvent dépouillés de tout caractère politique ou confessionnel. Ils ne peuvent, dès lors, être exploités par les deux camps politiques en présence. Et de citer en exemple la bombe d’Antélias, qui avait éclaté entre les mains de ses déposants : l’enquête a montré qu’il s’agissait d’un règlement de comptes individuel.
De son côté, le ministre de l’Intérieur et des Municipalités, le général Marwan Charbel, assure que la stabilité est solidement garantie et qu’il ne faut pas avoir peur. Il estime que certains exagèrent à dessein les informations sur des faits divers, pour les présenter comme un effet de ce qui se produit en Syrie, alors qu’il n’en est rien.
Selon ses visiteurs, le ministre attend des forces locales qu’elles évitent de politiser le dossier de la sécurité. Et qu’elles le laissent de côté, tout comme elles font pour le sujet financier ou économique, qu’elles s’abstiennent d’introduire dans leurs polémiques.
Toujours selon ses visiteurs, le ministre Charbel pourrait tenir bientôt une conférence de presse pour rendre publiques ses assurances concernant la stabilité. Et rasséréner ainsi la population.


Cher André, vos terroristes sont déjà la et au pouvoir! Que Dieu nous préserve d'eux et de leur semblables!
06 h 36, le 10 novembre 2011