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Lifestyle - Reportage

Quatre jours en principauté...

Indissociable de ce glamour si particulier qui lui va bien, Monaco est une destination princière où l’élégance est naturelle et le bien-être une évidence. La Société des bains de mer, qui est à l’origine du mythe et de la réputation de Monte-Carlo, continue à y insuffler une qualité de vie qui en fait une délicieuse expérience.

La façade grandiose de l’Hôtel de Paris.

MONTE-CARLO, Carla HENOUD

Un essaim de journalistes libanais qui embarquent pour Monte-Carlo, conviés par le groupe Monte-Carlo Société des bains de mer : ce sont sept Cendrillons et deux cavaliers charmants qui s’embarquent pour quatre jours à la découverte d’une destination auréolée de luxe, de calme et de volupté. L’un des plus petits États indépendants, après le Vatican, à la fois discret et présent dans un monde plein de contrastes, et pourtant. Depuis des siècles, Monaco sème avec une même constance des poudres d’étoiles dans les yeux des gens. Est-ce son histoire, ses princes et princesses, avec aujourd’hui plusieurs générations, à la une des médias ? Ces acteurs d’histoires qui fascinent et font rêver ? Ses bals, ses galas, ses mariages ? Est-ce sa réputation tout en raffinement qui en fait un lieu à part ?
L’invitation à comprendre et découvrir cet écrin de luxe démarre en beauté à bord d’un vol Air France. La prise en charge est parfaite, avec un délicieux avant-goût des privilèges et des saveurs haut de gamme à venir, ponctué de bulles de champagne.
Arrivés à Nice quelques heures plus tard, le chemin qui mène à Monaco est bordé d’un paysage méditerranéen familier. Le Liban en mieux, sommes-nous hélas tentés de dire. En propre, en beau, en civilisé, en plus sûr. Le Liban comme il aurait dû être... Il est 18 heures lorsque le Rocher se dévoile. L’instant, entre chien et loup, est idéal pour s’immerger dans une ambiance qui semble immédiatement amicale. D’un seul regard, le panorama se dessine. Le bord de mer, le palais, les collines et le port se laissent apercevoir. Dans ce parcours intime qui peut se faire à pied, les maisons se côtoient, se touchent et se parlent. Sur la place du Casino, l’Hôtel de Paris, le casino de Monte-Carlo, l’opéra de Monte-Carlo, le Café de Paris et l’hôtel Hermitage se dressent, imperturbablement chargés d’histoire et de grâce. Cinq grands noms mythiques, fleurons de la SBM et qui contribuent, au même titre que les deux autres hôtels du groupe, les 36 restaurants, les 3 spas et les 4 casinos, à en faire une destination haut de gamme qui allie presque naturellement passé et modernité.

Un peu d’histoire
Monte-Carlo... Le nom est un hommage au prince Charles III qui décide, en 1856, d’édifier un casino, dont l’accès est interdit aux joueurs monégasques, sur un plateau du quartier des Spélugues rebaptisé « Mont Charles », permettant ainsi à la principauté de se développer économiquement. La rencontre avec l’homme d’affaires français François Blanc, surnommé « le magicien de Bad Homburg », va accélérer le développement de la principauté. Blanc fonde en 1863 la « Société des bains de mer et du cercle des étrangers de Monaco » au capital de 8 millions de francs or. Les actionnaires sont majoritairement français. Celui qui devient très vite le « magicien de Monte-Carlo » fait bâtir l’Hôtel de Paris, le Café de Paris et l’opéra. Il contribue à la construction des routes, l’entretien des voieries, l’éclairage de la ville, la régie des eaux et au prolongement de la ligne de chemin de fer de Paris à Nice puis à Monte-Carlo. Pour sa participation active à la création de ce lieu unique au monde, la SBM devient ainsi « un État dans un État ». Ses revenus seront longtemps le seul trésor public et privé de la principauté.
« Nous disposons au total de 850 chambres haut de gamme, précisent nos hôtes, répartis dans les deux palaces et les deux autres hôtels, parmi les plus prestigieux de la région. La difficulté pour nous est de concilier cette image de grand luxe avec une clientèle d’affaires et une clientèle plus jeune. Pour ce faire, à la tradition est venue se greffer la modernité avec le Monte-Carlo Beach Hotel et le Monte-Carlo Bay Hotel & Resort. Près de 69 % de la SBM est propriété de l’État, poursuivent-ils. Les casinos représentent 3,5 % de son budget et 55 % du chiffre d’affaires du groupe. Les hôtels 45 %. »

Parenthèse dans les nuages
Après les chiffres, place au rêve ! Une nuit à l’Hôtel de Paris, joyau de la Belle Époque, où se sont croisés Alexandre Dumas, le baron de Rothschild, Haussmann, Offenbach, Napoléon et Moustapha Pacha ; le duc et la duchesse de Windsor, Léopold II qui y rejoignait sa maîtresse de 18 ans ; les grands ducs russes, les plus importantes fortunes américaines. Une suite magnifique, souvent occupée par des chefs d’État, est dédiée à Churchill qui résida à l’hôtel durant la Seconde Guerre mondiale. L’arrêt dans les caves prestigieuses de l’hôtel, l’une des plus importantes au monde, avec 600 000 bouteilles de grand cru, est un must. De même que le dîner au Louis XV, restaurant 3 étoiles Michelin d’Alain Ducasse, plus qu’un simple repas, un voyage de tous les sens.
Quatre jours en principauté, c’est également une soirée enivrante au casino de Monte-Carlo. Une autre, impressionnante, à l’opéra, érigé sur les plans de Charles Garnier avec la salle Renaissance, la salle Europe et les sublimes 8 lustres monumentaux. L’opéra de Monte-Carlo, sans doute le seul au monde avec vue sur la mer, ce qui lui confère une ambiance à la fois grandiose et intimiste.
C’est enfin un week-end à l’hôtel Hermitage, dont la construction s’est achevée en 1900. Privilégier les chambres qui donnent sur le port et se réveiller avec un paysage ensorcelant. Petit déjeuner sous la verrière signée Eiffel, un chef-d’œuvre architectural de l’époque. Et écouter les histoires que vous révèlent les Monégasques et qui renforcent le mythe du Rocher. Les superstitions des joueurs qui s’empressent encore aujourd’hui de caresser le genou du cheval de bronze portant Louis XIV, situé dans l’entrée de l’Hôtel de Paris, réputé pour porter bonheur. Le roi Farouk qui collectionnait tous les jetons ou encore Alexandre de Rothschild qui jouait toujours le 17 ou le 0 pendant exactement une heure, s’il gagnait.
Destination bien-être, nostalgie et dolce vita, Monte-Carlo est aussi celle des affaires, de la culture et du sport.

Prochain article : « Les multiples visages de Monte-Carlo »
MONTE-CARLO, Carla HENOUD Un essaim de journalistes libanais qui embarquent pour Monte-Carlo, conviés par le groupe Monte-Carlo Société des bains de mer : ce sont sept Cendrillons et deux cavaliers charmants qui s’embarquent pour quatre jours à la découverte d’une destination auréolée de luxe, de calme et de volupté. L’un des plus petits États indépendants, après le Vatican, à la fois discret et présent dans un monde plein de contrastes, et pourtant. Depuis des siècles, Monaco sème avec une même constance des poudres d’étoiles dans les yeux des gens. Est-ce son histoire, ses princes et princesses, avec aujourd’hui plusieurs générations, à la une des médias ? Ces acteurs d’histoires qui fascinent et font rêver ? Ses bals, ses galas, ses mariages ? Est-ce sa réputation tout en raffinement qui en fait un...
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