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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran se montre intraitable sur son programme atomique

L’Occident réclame un durcissement des sanctions contre Téhéran, mais la Russie et la Chine s’y opposent.

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, saluant la foule lors d’un déplacement hier en Iran. Il s’est montré intraitable sur le dossier du nucléaire. Photo Reuters

Dans un rapport rendu public mardi, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a exprimé de « sérieuses inquiétudes » concernant le programme nucléaire de l’Iran, s’appuyant sur des informations « crédibles » indiquant que Téhéran a travaillé à la mise au point de l’arme atomique en dépit de ses dénégations répétées. Toutefois, hier, l’Iran s’est montré intraitable sur son programme nucléaire.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s’en est pris à l’AIEA qui a « sacrifié sa réputation en reprenant les affirmations invalides des États-Unis ». « Nous ne reculerons pas d’un iota sur le chemin sur lequel nous nous sommes engagés », a-t-il assuré. Il a réaffirmé que son pays ne cherchait pas à se doter de l’arme nucléaire. « Nous n’avons pas besoin de la bombe atomique, le peuple iranien est intelligent, il ne va pas construire deux bombes face aux 20 000 bombes que vous possédez », a-t-il lancé à l’adresse des Occidentaux.
Les responsables iraniens ont rejeté en bloc les accusations « sans fondement » de l’AIEA, estimant qu’elles étaient basées sur des éléments anciens incluant certains faux documents « fabriqués » par les renseignements américains et occidentaux. Le représentant iranien à l’AIEA, Ali Asghar Soltanieh, a accusé le directeur général de l’agence, Yukiya Amano, d’avoir agi de façon « partiale, politique et non professionnelle » en entérinant les documents occidentaux. L’Iran « n’abandonnera jamais ses droits légitimes » en matière nucléaire, a-t-il lui aussi affirmé. Toutefois, il continuera à « respecter ses obligations dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire », qui prévoient la supervision de ses activités par l’AIEA, a précisé M. Soltanieh. Pour sa part, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que son pays était « prêt à mener des pourparlers utiles et positifs » sur son programme nucléaire, tant que ces discussions se tiennent sur la base de « l’égalité et du respect ».
Les Occidentaux ont réclamé un durcissement des sanctions internationales contre Téhéran. Le programme nucléaire iranien a été déjà condamné par six résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, dont quatre assorties de sanctions. Le rapport de l’AIEA « aggrave sérieusement » les préoccupations de la communauté internationale, a affirmé hier une porte-parole de Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l’UE. L’UE va travailler avec ses partenaires pour élaborer une « réaction adéquate », a ajouté la porte-parole. Paris et Londres prônent des « sanctions nouvelles et fortes » contre Téhéran « si l’Iran refuse de coopérer », a affirmé la présidence française à l’issue d’une réunion à Londres du « groupe de haut niveau » franco-britannique. « Ce sont des allégations très graves, des accusations graves et l’Iran doit, enfin, dialoguer de façon crédible et transparente avec l’AIEA pour répondre aux inquiétudes », a commenté Mark Toner, un porte-parole du département d’État américain. L’administration Obama, a annoncé M. Toner, va consulter ses alliés et partenaires et « examiner les moyens d’imposer une pression supplémentaire à l’Iran. Nous envisageons toute une gamme de possibilités ». Même son de cloche à Berlin, qui juge « alarmant » le rapport de l’AIEA. « Le gouvernement souhaite augmenter la pression sur l’Iran à travers de nouvelles sanctions et milite en ce sens », a affirmé le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a en revanche écarté « toute discussion sur une éventuelle option militaire ».
Mais la Russie, alliée de Téhéran, a fait savoir qu’elle ne soutiendrait pas de nouvelles sanctions contre l’Iran et a prôné le dialogue, jugeant qu’il n’y avait rien de « fondamentalement nouveau » dans le rapport de l’AIEA prouvant qu’il y avait une composante militaire dans le programme nucléaire iranien. Autre alliée de l’Iran, la Chine l’a de son côté appelé à faire preuve de « souplesse » et de « sincérité » avec l’AIEA.
(Source : agences)
Dans un rapport rendu public mardi, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a exprimé de « sérieuses inquiétudes » concernant le programme nucléaire de l’Iran, s’appuyant sur des informations « crédibles » indiquant que Téhéran a travaillé à la mise au point de l’arme atomique en dépit de ses dénégations répétées. Toutefois, hier, l’Iran s’est montré intraitable sur son programme nucléaire.Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s’en est pris à l’AIEA qui a « sacrifié sa réputation en reprenant les affirmations invalides des États-Unis ». « Nous ne reculerons pas d’un iota sur le chemin sur lequel nous nous sommes engagés », a-t-il assuré. Il a réaffirmé que son pays ne cherchait pas à se doter de l’arme nucléaire. « Nous n’avons pas besoin de la bombe...
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Pourquoi reculer d'un Iota lorsque le pays va a le "Cata"! Il n'en sont plus a une lettre près.

Pierre Hadjigeorgiou

07 h 13, le 10 novembre 2011

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Commentaires (1)

  • Pourquoi reculer d'un Iota lorsque le pays va a le "Cata"! Il n'en sont plus a une lettre près.

    Pierre Hadjigeorgiou

    07 h 13, le 10 novembre 2011

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