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Économie - Crise De La Dette

Vers une taxe sur les transactions financières circonscrite à la zone euro

L’idée, défendue par la France, continue de se heurter au sein même de l’Union européenne à la ferme opposition de plusieurs pays.
L’idée d’une taxe sur les transactions financières, défendue par la France au G20 sans grand succès, continue de se heurter au sein même de l’Union européenne à la ferme opposition de plusieurs pays et pourrait en fin de compte ne se concrétiser que dans la zone euro.
Le sujet a été relancé en août par le couple franco-allemand et l’imposition d’une taxe sur les transactions financières au niveau mondial a été débattue au G20 des 3 et 4 novembre à Cannes.
Mais un grand nombre de pays s’y opposent farouchement, notamment les États-Unis et la Chine. L’initiative au niveau mondial semble pour l’instant dans l’impasse.
En Europe, en revanche, les choses pourraient bouger. La Commission européenne a présenté fin septembre une proposition de taxe sur les transactions financières qui s’appliquerait à l’Union européenne à partir de 2014 et pourrait rapporter jusqu’à 55 milliards d’euros par an. Les taux retenus sont de 0,1 % sur les actions et les obligations et de 0,01 % sur les autres produits financiers.
Cette proposition a été discutée hier par les ministres des Finances de l’UE. Mais au sein de ce cénacle à 27 pays, comme au niveau mondial, les oppositions sont vives.
Le Royaume-Uni, qui craint pour l’avenir de la place financière de Londres, n’en veut pas. Pas plus que la Suède, qui a tenté l’expérience en solo dans les années 1990, mais où cela s’est soldé par un échec.
Cette taxe « est un moyen très efficace de réduire la croissance économique », a ironisé hier le ministre suédois des Finances, Anders Borg, à Bruxelles.
D’autres pays européens non membres de la zone euro, comme la Pologne, craignant la fuite des capitaux, se disent favorables à ce mécanisme, à condition qu’il soit appliqué au niveau mondial.
Mais pour le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, « l’argument selon lequel on ne peut faire qu’une taxe à l’échelle mondiale est un argument pour ne rien faire ». « On peut être les précurseurs », et si on n’y arrive pas en Europe, « peut-être dans la zone euro » et ses dix-sept pays, a-t-il insisté. Il a cependant demandé aux 10 pays européens qui ne font pas partie de l’Union monétaire de « bien réfléchir » à leur position. « L’idée est de ne pas creuser le fossé qui existe déjà entre les 17 et les 27 », a-t-il fait valoir au cours des discussions mardi matin.
D’autres sont prêts, comme lui, à aller de l’avant au sein de la seule zone euro.
« L’Autriche est favorable à une taxe sur les transactions financières. Et je suis aussi favorable à ce que nous l’introduisions au moins dans la zone euro », a déclaré hier la ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter. Son collègue Belge Didier Reynders a défendu la même stratégie.
Cependant, au sein même de l’Union monétaire, des réticences restent à surmonter. Sans fermer la porte à cette taxe, le ministre luxembourgeois Luc Frieden, dont le pays vit en grande partie des institutions financières, a avoué hier qu’il y attribuerait un « feu orange ».
« La question est de savoir qui paie. Au final, n’est-ce pas le client qui paie la taxe ? » s’est-il interrogé, soulignant aussi qu’un tel projet imposerait « de nouvelles exigences pour les banques et des problèmes à court terme pour certains établissements ».
Le chancelier de l’Échiquier britannique, George Osborne, plus que jamais sceptique, a assuré que quatre pays de la zone euro « avaient des inquiétudes ». Plus généralement, il s’est agacé du simple fait que le sujet soit à l’ordre du jour des discussions alors qu’à ses yeux il y a d’autres priorités. « Ce qui me semble difficile à accepter, c’est que nous avons discuté longuement d’une TTF en pleine crise de la zone euro », a-t-il déploré.
               (Source : AFP)
L’idée d’une taxe sur les transactions financières, défendue par la France au G20 sans grand succès, continue de se heurter au sein même de l’Union européenne à la ferme opposition de plusieurs pays et pourrait en fin de compte ne se concrétiser que dans la zone euro.Le sujet a été relancé en août par le couple franco-allemand et l’imposition d’une taxe sur les transactions financières au niveau mondial a été débattue au G20 des 3 et 4 novembre à Cannes.Mais un grand nombre de pays s’y opposent farouchement, notamment les États-Unis et la Chine. L’initiative au niveau mondial semble pour l’instant dans l’impasse.En Europe, en revanche, les choses pourraient bouger. La Commission européenne a présenté fin septembre une proposition de taxe sur les transactions financières qui s’appliquerait à...
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