L’Argentin Di Maria est l’un des dangers dont Rémy Guarde et sa défense devront se méfier pour éviter comme au match aller d’être vite dépassé. Dani Pozo/AFP
Au classement du groupe D, le Real caracole en tête avec neuf points, l’Ajax et Lyon sont derrière avec quatre points chacun et le Dinamo Zagreb ferme la marche avec zéro point.
Si Amsterdam gagne ce soir à domicile face aux Croates, l’OL, en cas de nouvelle défaite face aux Madrilènes, partirait en ballottage défavorable à trois semaines d’une rencontre potentiellement décisive contre l’Ajax à Gerland.
Pour éviter ces calculs, la feuille de route lyonnaise est claire : une victoire relancerait l’OL. Même un point pris en cas de match nul contre le Real Madrid permettrait aux Rhodaniens d’espérer une neuvième qualification consécutive pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.
Pour parvenir à leurs fins, les Lyonnais ont une motivation toute trouvée : vouloir effacer l’affront face à un adversaire jusqu’à présent intouchable en Ligue des champions. Les Madrilènes n’ont pas encaissé de but en trois rencontres dans ce groupe D.
« Nous avons pris une gifle là-bas », se souvient Maxime Gonalons, le milieu lyonnais.
« Et même s’ils en mettent un peu à tout le monde, nous étions passés complètement à côté. Nous avons envie d’une revanche. En face, ce ne sont que des hommes. »
Lyon avait affiché ses limites à Santiago Bernabeu, devenu en 2011 une terre maudite (3-0 en 8e de finales en mars puis 4-0 en octobre en phase de poule) alors que les Lyonnais n’avaient jamais trébuché dans l’enceinte madrilène lors de leurs trois précédents déplacements.
Semaine stéphanoise
« Il n’y a pas de revanche. Vraiment je ne pense pas que ce mot soit approprié », tempère pourtant l’attaquant international Bafé Gomis. « Je ne pense pas que le fossé soit aussi important qu’on a pu le penser. »
« Au prochain match, il faudra simplement éviter de commettre les mêmes erreurs. Parfois, on apprend beaucoup de ce genre de matches. Il faut être compétiteur et essayer d’obtenir au moins un point », poursuit Gomis.
Après sa semaine « catastrophe » (4-0 à Madrid puis 3-1 à Lille), Lyon s’est bien repris en disposant par deux fois de son meilleur ennemi Saint-Étienne la semaine dernière. Les joueurs de Rémi Garde ont commencé par une victoire 2-1 à Geoffroy-Guichard en Coupe de la Ligue avant de poursuivre en championnat le week-end dernier par un succès 2-0 sur ces mêmes Stéphanois.
« Quand on gagne deux derbys de suite, c’est super pour le moral surtout le deuxième quand on a évolué à 10 contre 11 », souligne Bernard Lacombe, conseiller du président du club Jean-Michel Aulas.
Mais concernant le Real, ajoute-t-il, « c’est vrai qu’il y a un écart entre les deux équipes, on ne peut pas le nier ».
« À l’aller, nous avions l’impression que c’était une équipe de seniors contre des cadets. Et cela laisse une impression bizarre à la fin du match. » « Nous avons souvent bien réussi à la maison face à eux », rappelle-t-il.
« Il faut montrer que le fossé du match aller peut être comblé au retour. Il faut hausser le ton de 30 % par rapport à Saint-Étienne. À Madrid, nous avions peur de les toucher. Nous n’avons pas osé. Le foot de haut niveau, c’est de l’engagement et de l’agressivité. Nous avons eu un non-match à Madrid. »
Pour cette rencontre, Lyon avance une nouvelle fois diminué par les absences de cadres : Clément Grenier (cuisse), Jérémy Pied (cheville), Lisandro Lopez (cheville), Michel Bastos (cuisse) et Rémy Vercoutre (tendon) sont à l’infirmerie tandis qu’Aly Cissokho, touché à la cuisse samedi soir est plus qu’incertain.


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