Tsonga s’est finalement imposé face au jeune Espagnol Javier Marti au premier tour du tournoi de Valence.
Le Manceau ne change pas une méthode qui gagne. Pour son entrée dans le tournoi à Valence, il s’est montré pour le moins emprunté face à Javier Marti. Mais il a gagné, même en jouant assez loin de son meilleur niveau, ce qui n’est jamais mauvais signe.
On a pourtant longtemps cru que Tsonga ne se sortirait pas de ce match. Lent, multipliant les fautes directes, notamment en coup droit, le numéro 8 mondial a logiquement perdu la première manche. Marti, lui, jouait sans aucun complexe du haut de ses 19 ans.
Le jeune Madrilène a pleinement justifié la confiance des organisateurs, qui lui avaient accordé une invitation. Marti sent le tennis à plein nez. Il y a du Gasquet chez lui. Quand on le voit jouer, tout paraît simple. En face, Tsonga paraissait tellement plus besogneux qu’on le voyait mal s’en sortir. Le corps encore à Valence, la tête peut-être déjà un peu à Bercy, Jo semblait absent. Mais il a un grand mérite en ce moment : il ne lâche rien.
À l’expérience et à l’usure
En Autriche, il avait remporté trois matches après avoir perdu le premier set. Peut-être s’est-il raccroché à ça mardi. En tout cas, en fin de deuxième manche, Marti a commencé à se crisper et, surtout, à coincer physiquement. Ce fut de plus en plus net au fil des jeux. Lorsqu’il a réussi le break dans le 11e jeu avant de conclure le set sur son service dans la foulée, le match a basculé pour de bon. Le pauvre Marti n’avait plus rien dans les chaussettes et la dernier set n’a été qu’une simple formalité pour Tsonga, qui aura tout de même mis plus de deux heures et quart pour venir à bout du 182e joueur mondial, qui devrait rapidement grimper dans la hiérarchie.
Au passage, Tsonga empoche 45 points qui ne peuvent pas faire de mal dans la course à la qualification pour le Masters. Il va bénéficier de deux jours de repos avant de jouer son huitième de finale jeudi, face au vainqueur du match qui oppose Sam Querrey à Ernests Gulbis. Pour espérer poursuivre sa progression dans le tournoi, le Manceau devra jouer beaucoup mieux et se montrer plus performant au service.
Avec seulement 51 % de premières balles et 67 % de points gagnés derrière cette même première, il s’est exposé mardi. Cette fois, c’est passé, mais à force de jouer avec le feu...


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