En attendant, les Saoudiens on fait allégeance samedi à leur nouveau prince héritier, Nayef ben Abdel Aziz, salué à Washington pour « son engagement » à combattre le terrorisme dans la première puissance pétrolière du monde. Le prince Nayef a commencé dans l’après-midi à recevoir ses sujets dans un palais à Riyad, selon un communiqué publié par les médias officiels. Dans le reste du pays, les Saoudiens étaient appelés à faire acte d’allégeance hier devant les gouverneurs des provinces, postes occupés par des membres de la famille royale des Saoud.
La succession s’est effectuée sans encombre, le roi Abdallah ayant fait son choix dont il a informé « le Conseil d’allégeance », un conseil restreint de la famille régnante des Saoud créé en 2006 pour assurer une transition pacifique du pouvoir. Le portefeuille de la Défense, que le prince Sultan a occupé de 1962 jusqu’à sa mort, reste toujours vacant.
Dans sa première déclaration publique depuis sa désignation, le prince Nayef a remercié le roi Abdallah pour sa « confiance », selon des propos diffusés par la télévision d’État. Il a également fait l’éloge du souverain pour la conduite du pays au moment où plusieurs États arabes ont changé de régime sous la pression de la rue et où d’autres sont secoués par des mouvements de contestation populaire.
La nomination jeudi du prince Nayef, 78 ans, « a été une source de satisfaction pour tous les Saoudiens », écrivait le quotidien al-Watan, qui loue ses qualités d’« homme d’État ». « Il est l’homme de la situation » car la conjoncture actuelle dans la péninsule et le monde arabe « nécessite des hommes expérimentés et déterminés », soulignait al-Jazira, un autre quotidien saoudien, dans son éditorial sous le titre « L’homme des missions difficiles ». De son côté, le président américain Barack Obama s’est félicité du choix du prince Nayef comme futur dirigeant du royaume, l’un des grands alliés des États-Unis au Moyen-Orient.
Connu pour être un homme à poigne, le prince Nayef s’est imposé comme un rempart de la dynastie des Saoud, supervisant la lutte contre el-Qaëda mais sévissant aussi contre toute forme d’opposition. Sa nomination inquiète d’ailleurs les libéraux et défenseurs des droits de l’homme. Une pétition signée par 91 militants des droits de l’homme a demandé samedi au prince Nayef « la libération de milliers de prisonniers politiques » et la levée de l’interdiction de voyager imposée à certains militants.
(Source : AFP)


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