De plus, un policier a été tué et trois autres blessés hier par l’explosion d’un engin placé dans leur véhicule à Aden, principale ville du sud du Yémen, a indiqué un responsable des services de sécurité, sans fournir de détails sur l’attentat ou ses commanditaires. Il faut dire que les attaques armées se sont multipliées à Aden, capitale de l’ex-Yémen du Sud, réunifié en 1990 avec le Nord, et où opère, outre el-Qaëda, un mouvement séparatiste qui réclame la séparation du Sud. Samedi, un membre de ce mouvement sudiste avait été tué par les forces de sécurité qui avaient ouvert le feu pour disperser une manifestation à Moukalla. Le Mouvement sudiste, dont les membres réclament la sécession du Sud, avait appelé à la désobéissance civile samedi pour réclamer la libération du président de son Conseil suprême, Hassan Baoum.
En outre, quatre explosions ont eu lieu hier soir sur une base aérienne à Sanaa, et deux avions de combat ont pris feu, entraînant la fermeture de l’aéroport international voisin, ont indiqué des sources aéroportuaires.
Sur un autre plan, le réseau el-Qaëda au Yémen a démenti la mort du responsable de sa branche médiatique, l’Égyptien Ibrahim el-Banna, dans un raid aérien en octobre, à la suite d’une attaque contre un gazoduc qui avait provoqué une interruption des exportations de gaz et que le réseau avait revendiquée. Le 15 octobre, des responsables yéménites avaient annoncé que neuf membres d’el-Qaëda, dont Ibrahim el-Banna, avaient été tués dans des raids aériens apparemment américains, deux semaines après une frappe dans laquelle avait péri l’imam américano-yéménite Anwar el-Aulaqi.
(Source : agences)


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