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Moyen Orient et Monde - France

Le pari risqué de Sarkozy : le salut dans la crise

Nicolas Sarkozy s’efforce de faire de la crise économique et financière internationale, qui a pesé comme une malédiction pendant la majeure partie de son quinquennat, un argument en faveur de sa réélection en 2012, ce qui n’est pas sans risque. Le chef de l’État y a consacré jeudi soir la quasi-totalité de sa première intervention télévisée depuis huit mois, regardée par 12 millions de personnes.
La crise est d’abord un moyen de dresser « une cloison étanche entre son bilan et son projet présidentiel pour un deuxième mandat », estime le président de l’institut de conseil Isana, Jérôme Sainte-Marie.
La crise est aussi mise en avant par Nicolas Sarkozy pour se présenter en protecteur des Français, grâce notamment au rôle-clé joué par le duo franco-allemand dans la gestion de la crise de la dette grecque et de la zone euro. Il s’appuie aussi sur la crise pour demander aux Français de le juger également par comparaison avec les gouvernements de gauche passés, accusés des maux de la France. Il a ainsi rappelé avec insistance jeudi qu’il n’était ni de près ni de loin au pouvoir quand la France et ses partenaires européens ont accepté la Grèce au sein de la zone euro. « Ce fut une erreur, a-t-il dit. C’est une décision qui a été prise en 2001 et dont nous avons payé les conséquences ces derniers mois. »
Le chef de l’État n’a également de cesse de dénoncer les méfaits de la semaine de travail de 35 heures instaurée par le même gouvernement ou d’accuser son futur adversaire socialiste François Hollande de faire des promesses coûteuses, comme l’embauche de 60 000 enseignants sur cinq ans. La crise lui permet en revanche à la fois de défendre sa réforme des retraites, d’expliquer des résultats médiocres en termes de croissance et d’emploi et de justifier par avance les mesures de rigueur qu’il va de nouveau devoir prendre pour tenir ses engagements de réduction des déficits publics.
En réalité, estiment les analystes, Nicolas Sarkozy n’a pas véritablement le choix des arguments, alors qu’il est au plus bas dans les sondages et les intentions de vote et que même certains de ses collaborateurs admettent que les Français ne vivent pas mieux aujourd’hui qu’en 2007.
Dans ce contexte, l’accord de Bruxelles sur l’euro et le recours éventuel à une aide chinoise rendent la Chine « maîtresse du jeu », a déploré hier le candidat socialiste à la présidentielle française, François Hollande. « Le contact que Nicolas Sarkozy a cru bon de prendre avec le président chinois (Hu Jintao), au lendemain de l’accord, en dit long sur la nouvelle dépendance de la zone euro », a-t-il déclaré dans un entretien au journal Le Monde. « La Chine est désormais la maîtresse du jeu, de sorte que le sommet du G20 des 3 et 4 novembre (à Cannes), qui devait être le moment de vérité pour le yuan, va consacrer l’empire économique chinois », a-t-il ajouté.
(Source : agences)
Nicolas Sarkozy s’efforce de faire de la crise économique et financière internationale, qui a pesé comme une malédiction pendant la majeure partie de son quinquennat, un argument en faveur de sa réélection en 2012, ce qui n’est pas sans risque. Le chef de l’État y a consacré jeudi soir la quasi-totalité de sa première intervention télévisée depuis huit mois, regardée par 12 millions de personnes.La crise est d’abord un moyen de dresser « une cloison étanche entre son bilan et son projet présidentiel pour un deuxième mandat », estime le président de l’institut de conseil Isana, Jérôme Sainte-Marie.La crise est aussi mise en avant par Nicolas Sarkozy pour se présenter en protecteur des Français, grâce notamment au rôle-clé joué par le duo franco-allemand dans la gestion de la crise de la dette...
commentaires (3)

Kamel, ça on l'appelle : La fièvre Jaune ! Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

13 h 30, le 29 octobre 2011

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Commentaires (3)

  • Kamel, ça on l'appelle : La fièvre Jaune ! Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    13 h 30, le 29 octobre 2011

  • Sarko, fais attention de ne pas trébucher ! Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    12 h 30, le 29 octobre 2011

  • Sans s'étendre sur le bien fondé de l'acceptation des grecs en Europe par Chirac, car on peut constater que la Tuquie est mieux armé pour intégrer l'UE et ne l'est pas,mon étonnement est que Sarko fait appel du pied aux chinois. Savez vous ce que sont les chinois sur le plan économique ? En Afrique, continent qu'ils ont envahi, rien n'est laissé aux autres, pas même aux propres africains sur leur propre territoire. Un richissime homme d'affaire nigérian, Aliko Dangote, 11 milliard de dollars selon Forbes décide d'embaucher 3000 chinois, comme maneuvre dans sa companie, électriciens, plombiers et autres boulots qu'on peut trouver parmi les populations locales, il leur paye un salaire basé sur le smic local, les loge dans des dortoirs, et les nourri avec un bol de riz qu'il importe lui même, et les fait travailler 10à 12 heures par jour, ils sont efficaces, n'ont pas de problèmes domestiques comme les locaux, et sont obligés de faire le boulot demandé sinon ils retournent en taule à perpet ou prennent le risque de se voir executé à mort pour les crimes qu'ils auraient commis chez eux. Les chinois c'est pas des bensaoud qui vous confient leur fric et qui tournent le dos parce qu'ils ne comprennent rien aux affaires, ils vous suivent et finissent par construire leur propre voitures, avions et électroniques.Sarko vient de faire rentrer le loup dans la bergerie, avait il le choix ?

    Jaber Kamel

    06 h 45, le 29 octobre 2011

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