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Lugano, une erreur de casting ?

Le PSG a-t-il eu tromperie sur la marchandise avec le recrutement de Lugano (à gauche) ? Philippe Merle/AFP

Coupable sur le premier penalty de Dijon, lors de l’élimination mercredi en 8e de finale de Coupe de la Ligue (3-2), défaillant au marquage sur le 2e but, averti encore une fois, Diego Lugano poursuit son chemin de croix depuis son arrivée fin août au Paris-SG.
Mais qu’arrive-t-il au vaillant capitaine de l’Uruguay, qui avait soulevé la dernière Copa America, et dont le monde émerveillé avait découvert la crinière bouclée et ébouriffée lors du Mondial 2010, où la Celeste a atteint les demi-finales ?
Depuis son arrivée en France en provenance de Fenerbahçe, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Chaque sortie, malgré des excuses à faire valoir, creuse l’écart entre le rôle de taulier qu’il doit incarner et l’impression d’errance qu’il dégage sur un terrain.
Et les interrogations sur une éventuelle erreur de casting du manager Leonardo résonnent de plus en plus.
Lent, en retard, incapable de diriger l’arrière-garde, le défenseur de 30 ans a déjà écopé de six avertissements en neuf matches.
Réputé pour appartenir, comme Heinze, à la famille des « durs sur l’homme », Tota, loin de son image du gentleman viril mais correct, use et abuse de subterfuges comme antijeu ou tirage de maillot.

Couler dans le moule
Est-ce une question de préparation tronquée, de problème de langue, d’intégration dans une nouvelle équipe ? Kombouaré, qui refuse de l’accabler, avance tous ces arguments, et ses trois récents buts avec la Celeste, dans un environnement plus familier, semblent aller dans son sens.
Aligné avec Camara, Sakho et Armand, en attendant peut-être Bisevac, il a aussi multiplié les coéquipiers en défense, et ce n’est jamais évident dans ces conditions de se couler dans le moule.
Pourtant, Kombouaré semble n’en avoir cure et ne protège pas toujours son joueur en le faisant jouer dans les meilleures conditions.
Comme on lui demandait si l’Uruguayen avait été désigné comme le maillon faible, Jovial, attaquant de Dijon et cauchemar de Lugano, comme un autre « anonyme », Sagbo, l’avait été à Évian en L1 (2-2), a répondu diplomatiquement que Dijon avait « joué là où il y avait de la place ».
« Ce n’est jamais évident pour les Sud-Américains de digérer les voyages. Je ne sais pas si Diego a plus payé qu’un autre, l’a ensuite secouru son coéquipier Jallet. Mais avec l’accumulation des matches, la fatigue va venir. »

Plus de temps à perdre
Elle a même déjà rattrapé Lugano, assurément pas la recrue la plus chère de Leonardo (3,5 millions d’euros), mais pour l’instant, avec Sissoko, la plus décevante.
Pourtant, si ses trous d’air sont spectaculaires, il faut reconnaître que Lugano fait mieux que sauver les apparences en championnat puisque, avec lui, le PSG n’a encaissé que deux buts en cinq matches, la défense restant inviolée à quatre reprises quand elle encaisse un but par match sans lui.
C’est donc peut-être oublier un peu vite que le champion d’Amérique du Sud en titre découvre un nouveau championnat et éprouve les mêmes difficultés qu’en son temps Makelele, qui avait mis plusieurs mois à trouver ses marques après Chelsea et est désormais dans le staff pour le conseiller.
« Au niveau physique, ce n’est pas ce que je pensais. J’imaginais ça plutôt comme l’Angleterre. Je voyais ça plus dur, avec plus de fautes », expliquait-il le 30 septembre au lendemain du 2e revers de l’équipe à Bilbao en Europa League (0-2), en oubliant les siennes sur le terrain après une prestation médiocre de sa part.
Une déclaration étrange qui montre que Lugano est peut-être arrivé sans trop savoir où il mettait les pieds.
Le problème, c’est que le leader de L1 est désormais lancé sur la route du titre de champion, et qu’il n’a plus trop de temps à perdre avec les défaillances régulières d’un joueur expérimenté amené à tirer les autres vers le haut, à commencer par Sakho, son compère dans l’axe.

            (Source : AFP)
Coupable sur le premier penalty de Dijon, lors de l’élimination mercredi en 8e de finale de Coupe de la Ligue (3-2), défaillant au marquage sur le 2e but, averti encore une fois, Diego Lugano poursuit son chemin de croix depuis son arrivée fin août au Paris-SG.Mais qu’arrive-t-il au vaillant capitaine de l’Uruguay, qui avait soulevé la dernière Copa America, et dont le monde émerveillé avait découvert la crinière bouclée et ébouriffée lors du Mondial 2010, où la Celeste a atteint les demi-finales ? Depuis son arrivée en France en provenance de Fenerbahçe, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Chaque sortie, malgré des excuses à faire valoir, creuse l’écart entre le rôle de taulier qu’il doit incarner et l’impression d’errance qu’il dégage sur un terrain.Et les interrogations sur une éventuelle...
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