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Sport - Football

Le salut de Marseille passe-t-il par le 4-4-2 ?

S’il n’a plus la cote à haut niveau, le système en 4-4-2 peut, ponctuellement, rendre des services.Gérard Julien/AFP

Coïncidence ou pas, c’est avec un nouveau système tactique en 4-4-2, cher à son entraîneur Didier Deschamps, que l’Olympique de Marseille a retrouvé des couleurs, avec deux victoires de suite, mais la viabilité de ce dispositif un rien désuet pose question.
Soumis à forte pression, à la fois par les supporteurs et par la triste réalité des (mauvais) résultats, Deschamps s’est résolu à chambouler une organisation en 4-5-1 ou en 4-3-3, basée sur la solidité défensive, pour mettre en place un schéma qu’il pratiquait à la fois à Monaco et à la Juventus.
Pour la première face à Ajaccio (2-0), l’attaque était composée de Rémy et Jordan Ayew, avec un milieu d’où avaient disparu Diarra et Lucho. Valbuena, à droite, et André Ayew, à gauche, assuraient l’animation offensive, tandis qu’Amalfitano et Cheyrou étaient un peu plus en retrait.
Mardi, contre Lens (4-0), le système était identique, même si, les cadres étant mis au repos, l’attaque était confiée à Gignac et au même Jordan Ayew. Lucho retrouvait, lui, sa place, mais pas Diarra.
Résultat, deux succès, 6 buts marqués, aucun concédé, et de très nombreuses occasions. Le 4-4-2 ? « C’est intéressant, ça permet une présence offensive plus importante », confiait Deschamps après le match.
Pourquoi un tel choix ? « C’est une question d’équilibre et de complémentarité. Je savais bien que Rémy se trouvait un peu trop souvent isolé », a-t-il expliqué hier, ajoutant que sans le retour de Gignac, ce système qui fonctionne par paires n’aurait pas été possible.
S’il y songe depuis le match contre Dortmund, Deschamps a pensé avant la rencontre face à Ajaccio que « c’était le moment ». « Avec tout le respect que j’ai à la fois pour Ajaccio et Lens, je m’attendais à rencontrer des équipes qui défendent beaucoup. »
« Mais il faut relativiser, il faudrait voir contre des équipes comme Dortmund », a-t-il ajouté.

Système révolu
 « Rien n’est immuable. » Si le 4-5-1 avec un entrejeu renforcé repose sur la présence de « sentinelles » au milieu, le passage à un 4-4-2 à plat peut donc sembler moins adapté à un joueur comme Diarra. Quant à Lucho, associé à Kaboré face à Lens, il a joué plus reculé.
« Ce n’est pas la première fois qu’il joue là, souligne Deschamps. Il l’a fait cette saison et l’avait également fait l’an passé à Moscou », pour une victoire 3-1 en Russie lors d’un match décisif de Ligue des champions.
« C’est un registre différent dans ce système. Les deux joueurs au milieu doivent avoir une grande complémentarité et (Lucho) aura moins de faculté à aller dans la zone offensive. »
Quant aux joueurs, ce nouveau schéma ne leur déplaît pas. « Il y a quelque chose qui s’est créé. En termes de jeu, avec un attaquant de plus, cela a permis d’avoir un peu d’appui en plus », commentait Amalfitano après la victoire sur Ajaccio.
« Tout le monde va dire que (cette réussite) est due au nouveau système », a relativisé hier Fanni, indiquant qu’il se sentait « bien dans les deux systèmes ».
L’OM peut-il cependant appliquer contre de grosses cylindrées un système qui a quasiment disparu et dont Laurent Blanc estime qu’il n’est viable que face à des équipes de faible niveau regroupées en défense ? « Rien n’est immuable. Pour l’instant, l’important c’est de gagner », répond simplement Deschamps.

       (Source : agences)
Coïncidence ou pas, c’est avec un nouveau système tactique en 4-4-2, cher à son entraîneur Didier Deschamps, que l’Olympique de Marseille a retrouvé des couleurs, avec deux victoires de suite, mais la viabilité de ce dispositif un rien désuet pose question.Soumis à forte pression, à la fois par les supporteurs et par la triste réalité des (mauvais) résultats, Deschamps s’est résolu à chambouler une organisation en 4-5-1 ou en 4-3-3, basée sur la solidité défensive, pour mettre en place un schéma qu’il pratiquait à la fois à Monaco et à la Juventus.Pour la première face à Ajaccio (2-0), l’attaque était composée de Rémy et Jordan Ayew, avec un milieu d’où avaient disparu Diarra et Lucho. Valbuena, à droite, et André Ayew, à gauche, assuraient l’animation offensive, tandis qu’Amalfitano et...
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