Série d’explosions dans le Sud, en proie à une insurrection
Une série d’explosions coordonnées a eu lieu hier dans une ville de l’extrême Sud de la Thaïlande, en proie à une insurrection depuis 2004, ont annoncé des responsables locaux, sans pouvoir donner de bilan précis. Au moins huit explosions ont été entendues à Yala, provoquant le chaos, blessant « beaucoup de personnes » et faisant au moins trois morts, a déclaré le gouverneur de la ville, Krisada Boonrach. L’insurrection a fait plus de 4 800 morts depuis janvier 2004 dans cette région rattachée à la Malaisie jusqu’au début du XXe siècle et où des groupes rebelles luttent contre la domination de Bangkok.
Le pays en « mode de crise », un aéroport de Bangkok inondé
La Thaïlande s’est mise en « mode de crise » hier, en déclarant des vacances de cinq jours pour permettre aux 12 millions d’habitants de la capitale de faire face aux inondations, et en fermant pour une semaine au moins son aéroport national, gagné par les eaux. Dans une déclaration télévisée hier soir, la Premier ministre Yingluck Shinawatra a estimé qu’il était « très probable » que tout Bangkok soit inondé. Le gouvernement, qui subit son premier vrai test depuis sa prise de pouvoir en août, est désormais dépassé par les conséquences d’une mousson surabondante qui a déjà tué plus de 900 personnes en Asie du Sud-Est, dont 360 en Thaïlande.
Bouclier antimissile
L’OTAN a proposé une transparence « sans précédent »
L’OTAN estime avoir proposé un niveau de transparence « sans précédent » à la Russie concernant son projet de bouclier antimissile, a indiqué hier James Appathurai, un représentant de l’Alliance, au moment où Moscou insiste pour obtenir des garanties écrites que ce système ne la menace pas. L’OTAN envisage de se doter d’un système antimissile en Europe, officiellement pour se protéger contre des menaces balistiques en provenance de pays comme l’Iran. À plusieurs reprises, la Russie a demandé, en vain, à l’OTAN d’abandonner ce projet ou de l’y associer directement, soulignant qu’elle pourrait aussi déployer des missiles aux portes de l’Europe.
Droits de l’homme
La liberté d’expression n’est pas garantie en Turquie, selon la CEDH
La liberté d’expression n’est pas garantie en Turquie, en dépit des modifications apportées en 2008 au code pénal, estime la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans un arrêt rendu hier à l’unanimité des juges. Les juges de Strasbourg visent l’article 301 qui punit de deux ans d’emprisonnement toute personne ayant dénigré « la nation turque » ou « l’État de la République de Turquie ». Cet article a été fréquemment utilisé contre des journalistes ou des intellectuels, coupables d’avoir évoqué le « génocide arménien », un statut que la Turquie refuse d’accorder aux massacres commis en 1915 par l’Empire ottoman.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef