Parallèlement, à Mayadine, près de Deir ez-Zor, un civil a été tué et deux autres ont été grièvement blessés par les tirs des agents de sécurité, selon la même source.
Des forces militaires et de sécurité sont également entrées dans des villages de la région de Deraa, berceau de la contestation. « Les forces militaires ont entrepris de lever les barricades posées par les habitants dans les localités de Daël et Ibtaa », a indiqué l’OSDH, qui a annoncé que la région de Deraa connaît une grève générale depuis quatre jours. À Jissé, les chabbiha et les forces de sécurité sont entrés dans une mosquée, procédant à plusieurs arrestations de fidèles.
Samedi, 12 personnes ont péri en Syrie dans la répression de la contestation et dans des accrochages entre militaires et insoumis présumés.
Les militants prodémocratie qui se sont félicités du sort du dirigeant libyen déchu Mouammar Kadhafi ont quand même appelé à de nouvelles manifestations hier dans tout le pays sous le slogan « C’est ton tour », en référence à Bachar el-Assad.
Le président Assad, de son côté, a promulgué un décret nommant deux nouveaux gouverneurs : Yasser Salmane el-Choufi dans la province d’Idleb et Hussein Makhlouf Makhlouf dans la province de Damas, selon la télévision gouvernementale. Pendant ce temps, la chaîne de télévision libanaise NBN rapportait que le cousin du président, Rami Makhlouf, dément son assassinat. « Ces rumeurs visent à semer la discorde en Syrie », a-t-il dit.
Sur le plan international, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a abruptement et inopinément durci le ton à l’égard de son allié syrien en « condamnant » explicitement pour la première fois « les morts et les massacres » dus à la répression, dans une interview à CNN. « Nous condamnons les morts et les massacres en Syrie, que les victimes appartiennent aux forces de sécurité, à l’opposition ou à la population. Nous avons une solution claire pour la Syrie, c’est que toutes les parties s’assoient ensemble autour d’une table et trouvent un accord », a déclaré le président iranien, ajoutant : « Tous ces morts ne peuvent apporter aucune solution, et à long terme elles ne feront que conduire à une impasse », réaffirmant cependant que la crise syrienne devait être réglée « sans interférence étrangère ».
Enfin, l’Union européenne a appelé au départ du président Assad et à mettre un terme à la répression, indiquant qu’elle « imposera de nouvelles mesures restrictives contre le régime ».
(Sources : agences et rédaction)


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