La date du 17 novembre 1993 reste à jamais gravée dans la mémoire collective du football français. Ce jour-là, les Bleus entraînés par Gérard Houllier jouent au Parc des Princes leur qualification pour la Coupe du monde 1994. À la 89e minute, le score est de 1-1 et la France a son ticket en poche.
Jusqu’à ce coup franc joué par David Ginola, trop long, et qui offre un contre assassin aux Bulgares, conclu par une frappe puissante d’Emil Kostadinov, synonyme d’élimination et de désillusions. Dans le cadre d’un livre coécrit par deux journalistes de la radio RMC, Daniel Riolo et Christophe Paillet, Gérard Houllier revient sur cet événement en accusant l’ancien joueur du Paris Saint-Germain et de Newcastle d’avoir mis le feu aux poudres les jours précédant cette rencontre.
L’ex-directeur technique national (DTN) estime en effet qu’en déclarant à 48h de ce match dans les colonnes du journal L’Équipe que Jean-Pierre Papin et Éric Cantona, deux anciens joueurs de l’Olympique de Marseille, « ne devraient pas jouer en équipe de France », David Ginola a dépassé les bornes. « Il a dit ça ! C’est un salaud parce que, à chaque fois que Papin ou Cantona touchaient le ballon, ils se faisaient siffler (...) J’ai fait l’erreur de ne pas l’exclure (...) Aimé Jacquet (son adjoint,NDLR) m’en a empêché. Je voulais le dégager. Sans lui, je suis sûr qu’on se qualifiait », déclare Gérard Houllier dans ce livre intitulé Secrets de coachs.
Dans cet ouvrage, outre cette sortie sur France-Bulgarie 1993, Daniel Riolo et Christophe Paillet interrogent certains des plus grands entraîneurs d’Europe, tels que Carlo Ancelotti, Fabio Capello ou encore Alex Ferguson, sur la façon dont ils conçoivent leur métier.
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