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Moyen Orient et Monde - Oman

Le sultan introduit des réformes limitées

Le sultan Qabous d’Oman a élargi les pouvoirs de l’Assemblée consultative et modifié le mécanisme de succession, dans le cadre de réformes promises dans le pays qu’il dirige depuis près de 41 ans. Selon des décrets du sultan publiés hier par la presse, les membres du Majlis el-Choura vont désormais élire le président de cette instance consultative, jusqu’ici nommé par le souverain, et pourront questionner les ministres et proposer des lois. Les Omanais avaient élu la semaine dernière au suffrage universel direct les 84 membres du Majlis, qui forme avec le Conseil d’État, une sorte de Sénat composé de 57 membres désignés, le Conseil d’Oman. Selon le sultan, ces décrets visent à « souligner l’importance de la participation de tous les membres de la société au processus de développement dans le pays ».
Dans le même temps, le sultan a modifié par décret le mécanisme de succession, associant à la décision du choix de son successeur les présidents du Conseil d’État, du Majlis el-Choura et de la Cour suprême. Le sultan Qabous, qui fête en novembre le 41e anniversaire de son accession au trône, n’a pas d’enfants ni de frères. Ses cousins sont les membres de sa famille les plus proches.
Selon la Constitution promulguée en 1996, le sultan doit désigner, dans une lettre qui serait ouverte par le conseil de famille, son successeur, obligatoirement un membre mâle de la dynastie des Bou Saïd. Si le conseil de famille, dans un délai de trois jours après la vacance du pouvoir, est incapable de désigner son successeur, le conseil de défense devait jusqu’à présent confirmer le choix du sultan. Les présidents du conseil d’État, du Majlis el-Choura de la Cour suprême sont désormais associés à cette décision.
Le sultanat d’Oman avait été secoué par des manifestations à partir de février 2011. Le mécontentement populaire dans ce pays de trois millions d’habitants, dont 20 % d’étrangers, ne concernait pas la personne du sultan qui concentre entre ses mains l’essentiel du pouvoir.
Le sultan avait procédé en mars à un important remaniement ministériel, écartant notamment des ministres accusés de corruption, comme il avait annoncé la création de 50 000 emplois, des aides pour les chômeurs et d’autres mesures sociales.
(Source : AFP)
Le sultan Qabous d’Oman a élargi les pouvoirs de l’Assemblée consultative et modifié le mécanisme de succession, dans le cadre de réformes promises dans le pays qu’il dirige depuis près de 41 ans. Selon des décrets du sultan publiés hier par la presse, les membres du Majlis el-Choura vont désormais élire le président de cette instance consultative, jusqu’ici nommé par le souverain, et pourront questionner les ministres et proposer des lois. Les Omanais avaient élu la semaine dernière au suffrage universel direct les 84 membres du Majlis, qui forme avec le Conseil d’État, une sorte de Sénat composé de 57 membres désignés, le Conseil d’Oman. Selon le sultan, ces décrets visent à « souligner l’importance de la participation de tous les membres de la société au processus de développement dans le...
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