L’approbation de la motion de grève par les assemblées générales tenues dans toutes les régions du pays fait fi ainsi de l’avis du secrétariat général des écoles catholiques qui a tenu à préciser hier que demain, mercredi, « sera un jour de travail ordinaire dans les écoles ». Le secrétariat a exprimé ses réserves au sujet du coût de la majoration des salaires réclamée par le syndicat des enseignants. « Si M. Mahfoud estime que ce coût s’élève à 50 000 livres libanaises, il nous semble qu’il a occulté dans ses calculs d’autres augmentations, dont il a pourtant connaissance », des augmentations liées à l’effet rétroactif de l’ajustement de l’échelle des salaires. Il reste que les réserves exprimées par le secrétariat des écoles catholiques ne sauraient annuler l’appel à la grève des enseignants.
Réunions de la CGTL et du patronat avec Nahas
Sur un plan plus général, les organismes économiques ont réitéré hier leur refus de la décision gouvernementale de l’augmentation des salaires, approuvée la semaine dernière en Conseil des ministres, à la veille d’une grève générale à laquelle avait appelé la CGTL. Ainsi, le rassemblement des syndicats de l’alimentation, les propriétaires des usines de farine, les industriels du Metn-Nord et les sociétés d’assurances ont exprimé leur solidarité avec la prise de position du patronat, « notamment en ce qui concerne l’amendement des tranches salariales, qui contrevient au code du travail en vigueur ».
Dans ce contexte, le ministre du Travail Charbel Nahas a reçu hier successivement une délégation de la CGTL et une autre du patronat. Sans remettre en cause la décision d’augmentation des salaires votée en Conseil des ministres, le président de la CGTL, Ghassan Ghosn, a émis des observations sur « des failles juridiques » portant sur le problème lié aux tranches salariales non incluses dans l’augmentation. Pour sa part, le ministre Nahas a affirmé qu’en dépit de « notre opposition à l’accord » sur l’augmentation des salaires, « celle-ci a été décidée et chaque ministre doit s’y conformer ». D’ailleurs, la décision sera suivie « d’un décret salarial dans les prochains jours », a confié le ministre.
« Nous avons notifié le ministre Nahas de notre refus du projet de décret sur l’augmentation des salaires », a affirmé de son côté l’ancien ministre Adnan Kassar, qui conduisait une délégation élargie du patronat, à l’issue de sa réunion avec le ministre du Travail. Le patronat estime en effet que « le secteur privé ne peut pas supporter tout seul des problèmes relevant de la responsabilité de l’État », a ajouté M. Kassar, insistant sur la nécessité « d’une contribution du Trésor » à la mise en œuvre de l’augmentation salariale. En réponse à ces demandes, M. Nahas a assuré qu’il demandera au Conseil des ministres de « revoir le projet de décret » et œuvrera à une relance du dialogue voulu par le patronat au sein de la Commission sur l’indice des prix (formée de représentants du gouvernement, de la CGTL et du patronat).


Entre la grève de demain pour les enseignants et qui sait combien pourra -t-elle durer , et bientôt le fête de l ’Adha et Noël après , fini le premier trimestre pour les étudiants et bonjour les dégâts pour leurs parents . Nazira.A.Sabbagha
03 h 16, le 18 octobre 2011