Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Médias

La Chine renforce son contrôle sur Internet

Le gouvernement est de plus en plus gêné par la montée en puissance des microblogs.
Les autorités chargées de la propagande en Chine renforcent leur contrôle sur Internet, le Parti communiste (PCC), qui consacre à partir de samedi une partie de son plénum aux médias, s’inquiétant des risques de troubles favorisés par cette tribune trop libre à son goût.
Le pays comptant désormais un demi-milliard d’internautes, Pékin est de plus en plus préoccupé par la capacité de la Toile à influencer l’opinion publique, en maintenant par ailleurs un contrôle strict sur les médias traditionnels. Ces dernières semaines, le chef de la propagande de la Chine, Li Changchun, qui occupe le cinquième rang dans la hiérarchie du parti, a rencontré les patrons du plus important moteur de recherche chinois, Baidu. À Pékin, il a aussi exhorté les hauts responsables chinois à davantage agir pour contrôler l’opinion publique, alors que le gouvernement est de plus en plus gêné par la montée en puissance des microblogs.
Déjà, la Chine a mis en place un système de censure d’Internet très perfectionné, surnommé le « Great Firewall », jeu de mots en anglais qui mélange les termes « Grande Muraille » (« Great Wall ») et pare-feu (« firewall »). Mais les microblogs similaires à Twitter (en chinois : weibos) ont obligé les autorités à placer plus haut la barre dans les efforts pour filtrer. Le nombre d’utilisateurs de weibos a plus que triplé depuis la fin 2010, selon les données du gouvernement.
De nombreuses sociétés en ligne sont privées, et le web pose de nouveaux défis au pouvoir pourtant habitué à bloquer les contenus qu’il juge politiquement sensibles. Selon l’expert des médias chinois Xiao Qiang, les weibos représentent un vaste réseau sur lequel l’information peut être diffusée « à une vitesse sans précédent ». « Cela représente un défi considérable pour le contrôle idéologique et social du parti », assure M. Xiao, professeur à l’école de journalisme de Berkeley en Californie. « Il y a une augmentation du nombre des troubles sociaux au sein des différentes couches de la société chinoise et dans presque chaque région et ville en Chine », poursuit-il. « Bien que ces incidents soient localisés, ils peuvent souvent potentiellement propager les motifs de la protestation à d’autres couches de la société par le biais d’Internet, notamment par les microblogs », affirme-t-il.
De son côté, Anne-Marie Brady, spécialiste de la propagande de la Chine, ne prévoit pas de relâchement des autorités. « On peut s’attendre à ce que, dans la période qui précède la transition du leadership (au sommet de l’État au tournant de 2012-2013) et après le printemps arabe, le département de la Propagande centrale maintiendra un contrôle strict sur les médias chinois », a-t-elle dit.
(Source : AFP)
Les autorités chargées de la propagande en Chine renforcent leur contrôle sur Internet, le Parti communiste (PCC), qui consacre à partir de samedi une partie de son plénum aux médias, s’inquiétant des risques de troubles favorisés par cette tribune trop libre à son goût.Le pays comptant désormais un demi-milliard d’internautes, Pékin est de plus en plus préoccupé par la capacité de la Toile à influencer l’opinion publique, en maintenant par ailleurs un contrôle strict sur les médias traditionnels. Ces dernières semaines, le chef de la propagande de la Chine, Li Changchun, qui occupe le cinquième rang dans la hiérarchie du parti, a rencontré les patrons du plus important moteur de recherche chinois, Baidu. À Pékin, il a aussi exhorté les hauts responsables chinois à davantage agir pour contrôler...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut