Dans un communiqué, l’ex-directeur du FMI explique avoir essayé d’embrasser la jeune femme, mais sans plus.
OLJ /
le 15 octobre 2011 à 00h41
Le parquet a rejeté l’accusation de tentative de viol lancée par Tristane Banon. Photo AFP
Dominique Strauss-Kahn a pris l’initiative rare hier de publier une pièce de procédure pour contester avoir admis lors de son audition de police début septembre une agression sexuelle sur l’écrivaine Tristane Banon, comme le parquet de Paris le dit. Les avocats de l’ancien directeur général du FMI ont donc diffusé à la presse ses propos exacts devant les policiers au lendemain du classement sans suite de la plainte de Tristane Banon par le parquet, qui a considéré que l’agression sexuelle était établie mais impossible à poursuivre car prescrite. « Chacun peut ainsi apprécier le comportement de Dominique Strauss-Kahn, mais il ne constitue en aucune façon au plan juridique une agression sexuelle. Les faits dénoncés par Tristane Banon sont imaginaires », disent-ils dans un communiqué. Selon le procès-verbal de son audition de police, Dominique Strauss-Kahn a déclaré avoir étreint et tenté d’embrasser Tristane Banon venue l’interviewer en 2003 dans un logement parisien où il lui avait donné rendez-vous, mais rien d’autre. Dominique Strauss-Khan, qui était député à l’époque, a dit aux enquêteurs avoir interrogé la jeune fille alors âgée de 22 ans, amie de sa fille, sur ses goûts en matière d’art, de littérature, de voyages. Devant les policiers, dans les médias et dans un livre paru cette semaine, Tristane Banon a fait un récit très différent, expliquant que Dominique Strauss-Kahn s’était jeté sur elle et lui avait arraché une partie de ses vêtements, avant qu’elle ne parvienne à s’échapper. Elle le qualifie de « cochon » et l’accuse dans son livre de lui avoir « volé sa vie ». Le parquet n’a pas retenu son imputation de « tentative de viol », des faits qui ne seraient pas prescrits mais ne peuvent selon lui être démontrés huit ans après. Caractériser une tentative de viol suppose en effet juridiquement de démontrer un début d’exécution et de pouvoir établir que la tentative a échoué pour une raison indépendante de la volonté de l’auteur. Tristane Banon garde la possibilité de déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, ce qui amènerait un juge d’instruction à se pencher sur le dossier pour une éventuelle nouvelle analyse. Me David Koubbi, son avocat, a déclaré hier qu’il n’avait pas pris encore de décision à ce sujet. (Source : Reuters)
Dominique Strauss-Kahn a pris l’initiative rare hier de publier une pièce de procédure pour contester avoir admis lors de son audition de police début septembre une agression sexuelle sur l’écrivaine Tristane Banon, comme le parquet de Paris le dit. Les avocats de l’ancien directeur général du FMI ont donc diffusé à la presse ses propos exacts devant les policiers au lendemain du classement sans suite de la plainte de Tristane Banon par le parquet, qui a considéré que l’agression sexuelle était établie mais impossible à poursuivre car prescrite. « Chacun peut ainsi apprécier le comportement de Dominique Strauss-Kahn, mais il ne constitue en aucune façon au plan juridique une agression sexuelle. Les faits dénoncés par Tristane Banon sont imaginaires », disent-ils dans un communiqué.Selon le procès-verbal de...
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