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Liban

Commémoration bicéphale de l’agression syrienne du 13 octobre 1990

Comme chaque année, deux cérémonies religieuses, l’une organisée par le Courant patriotique libre et la seconde par la mouvance du 14 Mars, ont marqué hier la commémoration de l’offensive lancée le 13 octobre 1990 par l’armée syrienne contre les forces du général Michel Aoun retranchées au palais de Baabda, au ministère de la Défense et dans certaines régions de la Montagne. Cette agression syrienne avait fait de nombreuses victimes dans les rangs des unités de l’armée restées fidèles au général Aoun, lequel avait alors trouvé refuge à l’ambassade de France dès le début de l’offensive.
En marge de la messe que le CPL a fait célébrer en mémoire des martyrs de l’armée tombés le 13 octobre 1990, le général Aoun a prononcé une allocution de circonstance dans laquelle il a notamment déclaré : « Nous ne nous sommes pas laissés entraîner sur la voie de la haine et de la vengeance. Nous avons établi les ponts avec toutes les factions afin de rétablir la sécurité et la paix. Souvenez-vous bien. Tout pays qui a porté atteinte au Liban a été par la suite sanctionné. »
Soulignant sa loyauté envers les martyrs, le général Aoun a mis l’accent sur la nécessité d’édifier « l’État et ses institutions », précisant qu’une telle entreprise devrait être fondée sur « deux critères, qui sont la morale, les valeurs et l’établissement de relations cordiales, d’une part, et le respect de la loi, d’autre part ».
Parallèlement, le mouvement du Changement, présidé par M. Élie Mahfoud (mouvance du 14 Mars), a fait célébrer en l’église Saint-Élie d’Antélias une messe solennelle en mémoire des martyrs tombés le 13 octobre 1990. La cérémonie a eu lieu en présence de nombreux anciens responsables et cadres aounistes qui ont quitté le CPL pour protester contre le positionnement politique actuel du général Aoun.
Par ailleurs, plusieurs députés ont commenté hier cette commémoration de l’agression syrienne du 13 octobre 1990. Le député Antoine Zahra, membre du bloc parlementaire des Forces libanaises, a souligné la nécessité, dans une déclaration au site nowlebanon.com, de « rester attachés à la cause pour laquelle tous les martyrs sont tombés, en l’occurrence la cause de la souveraineté et de l’indépendance ». M. Zahra a réclamé à cette occasion que toute la lumière soit faite sur le sort des Libanais détenus dans les geôles syriennes. « Nous voulons connaître la position du gouvernement à ce sujet », a ajouté M. Zahra.
Le député Kataëb Élie Marouni a émis l’espoir, dans une déclaration au site nowlebanon.com, que le chef du CPL, le général Michel Aoun, « se souviendra des martyrs (tombés le 13 octobre) et qu’il réfléchira aux causes qui ont abouti au 13 octobre ». M. Marouni a également émis l’espoir en « un sursaut de conscience de la part du général Aoun ».
Dans le camp opposé, le député Hikmat Dib, membre du bloc parlementaire aouniste, a rappelé que la localité de Hadeth avait été la cible d’une attaque (de la part des forces syriennes) le 13 octobre 1990, précisant que cette attaque avait fait plusieurs victimes dans les rangs de la population de la localité. M. Dib a relevé que près de 1000 martyrs sont tombés à Hadeth durant la guerre libanaise.
Également membre du bloc parlementaire aouniste, le député Nagi Gharios a déclaré que « l’esprit du 13 octobre se reflète dans le mouvement de lutte initié par le général Aoun à Baabda lorsqu’il a senti qu’un complot était fomenté contre le Liban ». « C’est cet esprit de lutte qui nous pousse à nous incliner devant les martyrs et devant tous ceux qui ont été par la suite victimes d’une injustice, dont le général à la retraite Fayez Karam » (qui purge une peine de prison pour collaboration avec Israël), a conclu M. Gharios.
Comme chaque année, deux cérémonies religieuses, l’une organisée par le Courant patriotique libre et la seconde par la mouvance du 14 Mars, ont marqué hier la commémoration de l’offensive lancée le 13 octobre 1990 par l’armée syrienne contre les forces du général Michel Aoun retranchées au palais de Baabda, au ministère de la Défense et dans certaines régions de la Montagne. Cette agression syrienne avait fait de nombreuses victimes dans les rangs des unités de l’armée restées fidèles au général Aoun, lequel avait alors trouvé refuge à l’ambassade de France dès le début de l’offensive. En marge de la messe que le CPL a fait célébrer en mémoire des martyrs de l’armée tombés le 13 octobre 1990, le général Aoun a prononcé une allocution de circonstance dans laquelle il a notamment déclaré :...
commentaires (3)

Toute la catastrophe, toute la tragédie du 13 octobre 1990 pour aboutir finalement à une alliance entre le général Aoun et ceux qui ont assassiné les martyrs de l'armée et du peuple; qui ont fait disparaître d'autres du sort desquels on ne sait rien à ce jour; qui ont écrasé la souveraineté du Liban et l'ont mise sous la botte de la tutelle durant tant d'années noires, tutelle qui est toujours et lourdement présente à travers des forces locales qui lui ont promis de la remplacer brillamment et avec la plus grande efficacité !! Comment accepter tant d'incohérences et s'y conformer ?

Halim Abou Chacra

03 h 35, le 14 octobre 2011

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Commentaires (3)

  • Toute la catastrophe, toute la tragédie du 13 octobre 1990 pour aboutir finalement à une alliance entre le général Aoun et ceux qui ont assassiné les martyrs de l'armée et du peuple; qui ont fait disparaître d'autres du sort desquels on ne sait rien à ce jour; qui ont écrasé la souveraineté du Liban et l'ont mise sous la botte de la tutelle durant tant d'années noires, tutelle qui est toujours et lourdement présente à travers des forces locales qui lui ont promis de la remplacer brillamment et avec la plus grande efficacité !! Comment accepter tant d'incohérences et s'y conformer ?

    Halim Abou Chacra

    03 h 35, le 14 octobre 2011

  • Voilà que mon ami André Jabbour commence à comprendre qu'il y a des gens qu'on appelle traîtres quand ils travaillent ou parlent contre les intérêts de leur patrie. Bien qu'ici il essaye de bouleverser les donnés et les rôles. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    03 h 05, le 14 octobre 2011

  • - - Triste souvenir . Je rappelle que les forces attaquées , n'étaient pas les forces de Michel Aoun comme le souligne l'article , mais les forces de l'armée Libanaise qui protégeaient la légalité incarnée à l'époque , par le son chef et Président du Conseil , le général Michel Aoun . Je souligne aussi , que l'offensive Syrienne , n'aurait pas pu réussir , si elle n'avait pas d'alliés locaux , pour ne pas dire des traîtres à leur patrie et collabos (...) . Et enfin , cette date et une page noire de notre histoire , elle appartient à tous les Libanais , même à ceux qui avaient à l'époque trahi leur patrie , lâché et lynché leur armée , et se retrouvent étrangement aujourd'hui , contre l'envahisseur et ami de l'époque , qui ne l'est plus aujourd'hui pour des raisons partisanes et personnelles ! Que nos martyrs reposent en paix , nous ne les oublieront pas .

    JABBOUR André

    01 h 58, le 14 octobre 2011

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