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Moyen Orient et Monde - Complot

Obama persiste et signe, Khamenei parle d’« iranophobie »

Riyad à Téhéran : Nous ne fléchirons pas sous la pression.
L’Occident essaye, mais en vain, d’instiller « l’iranophobie », a affirmé hier le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. « Les méthodes stupides et inefficaces utilisées à plusieurs reprises par les infortunés dirigeants occidentaux égarés (...) ne mèneront une fois de plus à aucun résultat. Ils vont une fois de plus goûter l’amertume de l’échec », a déclaré M. Khamenei.
M. Khamenei s’exprimait au lendemain de l’annonce par Washington d’un complot qu’il a déjoué et qui visait à assassiner l’ambassadeur saoudien aux USA. Téhéran s’est d’ailleurs mobilisé pour presser Riyad de « ne pas tomber dans le piège » des accusations américaines, affirmant que cette affaire ne profite qu’aux États-Unis et à Israël. « Ce scénario pathétique est tellement maladroit que même les médias et les cercles politiques américains et leurs alliés le regardent avec doute », a ainsi estimé Ali Ahani, vice-ministre des Affaires étrangères pour l’Europe et l’Amérique, espérant que Riyad puisse « comprendre les objectifs de ce complot ».
Pendant ce temps, à Riyad, le ministre des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, prévenait que son pays tiendra l’Iran pour responsable de toute action hostile menée à son encontre. « Nous ne fléchirons pas sous la pression (...). Toute action prise contre nous recevra une réponse mesurée de l’Arabie saoudite », a-t-il déclaré. Peu auparavant, l’agence de presse saoudienne SPA avait indiqué que Riyad envisageait de prendre des mesures « décisives » face au complot.
À Washington, le président Barack Obama a affirmé que le complot déjoué était incontestablement le fait d’Iraniens. « Nous n’avancerions pas de telles hypothèses sans avoir les faits pour prouver ces allégations », a-t-il affirmé. « Ce n’est pas seulement une escalade dangereuse, cela relève d’un comportement extrêmement risqué de la part du gouvernement iranien », a-t-il souligné, indiquant que si les plus hauts responsables du régime iranien n’avaient pas eu d’informations précises sur ce complot, les membres du gouvernement qui seraient impliqués devront « rendre des comptes ». « Nous avons eu des contacts directs avec l’Iran », a déclaré pour sa part la porte-parole du département d’État américain, Victoria Nuland, précisant que ces contacts avaient eu lieu mercredi, et pas en Iran. Une source au département d’État a précisé par la suite, sous le couvert de l’anonymat, que cet échange avait eu lieu à l’initiative des États-Unis. M. Obama s’est également entretenu au téléphone avec le roi Abdallah au sujet de cette affaire. En outre, plusieurs sénateurs ont plaidé pour un durcissement du régime des sanctions des États-Unis contre l’Iran, qui viserait sa banque centrale ou ses exportations pétrolières.
En attendant, la Grande-Bretagne va coopérer avec les États-Unis, l’UE et l’Arabie saoudite à la mise au point d’une réponse internationale au complot présumé, a déclaré hier le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague. Berlin, de son côté, a exigé de Téhéran des « explications », tandis que la Ligue arabe condamnait, selon al-Jazira, « l’odieuse tentative d’assassinat ». Le Koweït, lui, a vivement dénoncé un plan « diabolique » dont les commanditaires doivent « rendre des comptes ».
Il n’en reste pas moins que certains experts pensent que ce complot ne semble pas être l’œuvre de Téhéran, penchant plutôt pour la piste d’électrons libres au sein de l’appareil iranien. Pour Rasool Nafisi, spécialiste des Gardiens de la révolution basé aux États-Unis, l’implication supposée d’un cartel de la drogue mexicain et les défauts constatés dans les préparatifs du complot semblent exclure un feu vert de haut niveau. Michael Rubin, du centre de réflexion conservateur American Enterprise Institute, imagine toutefois que Téhéran ait pu recourir à des sous-traitants mexicains car ses bras armés traditionnels, comme le Hezbollah, sont devenus trop facilement repérables.
(Sources : rédaction et agences)
L’Occident essaye, mais en vain, d’instiller « l’iranophobie », a affirmé hier le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. « Les méthodes stupides et inefficaces utilisées à plusieurs reprises par les infortunés dirigeants occidentaux égarés (...) ne mèneront une fois de plus à aucun résultat. Ils vont une fois de plus goûter l’amertume de l’échec », a déclaré M. Khamenei.M. Khamenei s’exprimait au lendemain de l’annonce par Washington d’un complot qu’il a déjoué et qui visait à assassiner l’ambassadeur saoudien aux USA. Téhéran s’est d’ailleurs mobilisé pour presser Riyad de « ne pas tomber dans le piège » des accusations américaines, affirmant que cette affaire ne profite qu’aux États-Unis et à Israël. « Ce scénario pathétique est tellement maladroit que...
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