« Il y a de la frustration des deux côtés » car les pourparlers entre Bruxelles et Ankara « n’ont pas évolué en un an », a déclaré hier Stefan Füle, le commissaire européen en charge de l’Élargissement, en présentant son rapport annuel d’évaluation des candidats à l’adhésion à l’UE. « Il est temps de donner un nouvel élan » au processus lancé en 2005 dans un climat d’ouverture et d’optimisme, mais qui s’est depuis totalement enlisé, au grand dam d’Ankara, a-t-il ajouté. Mais le rapport signale que la voie sera longue et complexe. S’il se félicite des « progrès notables » réalisés par la Turquie dans le respect de certains critères fixés par Bruxelles, aucune avancée n’a été réalisée sur les principaux points de blocage. « Il n’y a pas de progrès sur le chemin de la normalisation des relations bilatérales » entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs, en dépit « des appels répétés » lancés par les Européens, regrette le rapport.
Lancés en 2008, ces pourparlers sous l’égide de l’ONU entre la partie sud, non reconnue par Ankara, et la partie turque s’éternisent même si le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a réclamé une issue d’ici à la fin 2011. La tension entre les deux parties est même montée fin septembre lorsqu’un navire turc de prospection gazière a été envoyé au large des côtes chypriotes sous escorte militaire. La Turquie a adopté un ton très ferme sur ce dossier en menaçant de « geler ses relations avec l’Union européenne pendant la présidence tournante de Chypre », au second semestre 2012. « Il ne nous est pas possible de discuter avec l’administration chypriote grecque », a déclaré M. Erdogan. Des avancées sur le différend chypriote pourraient pourtant permettre de débloquer une partie des 22 chapitres thématiques des négociations UE-Turquie qui restent gelés depuis 2006. À ce jour, seuls 13 chapitres ont été ouverts, et un seul bouclé.
Par ailleurs, Bruxelles a proposé aux États membres de l’UE que la Serbie obtienne le statut de candidat à l’Union sous réserve d’une reprise du dialogue avec le Kosovo. Bruxelles a également proposé une ouverture des négociations d’adhésion avec la Serbie si le dialogue en question enregistrait des « progrès ». Le président serbe, Boris Tadic, a estimé pour sa part que son pays peut obtenir le statut de candidat à l’UE en décembre, se déclarant « fier » des propositions faites par la Commission européenne, a annoncé l’agence de presse serbe Tanjug. Les 27 États membres de l’UE se prononceront sur les propositions de la Commission européenne début décembre.
(Source : AFP)


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Kamel, dis plutôt : nouveau Jeune Turc... ( les bourreaux des Arméniens ). Anastase Tsiris
12 h 41, le 13 octobre 2011