Les partisans de M. Assad ont appelé sur leur page Facebook « Ma patrie, la Syrie » à un « rassemblement pour renforcer l’unité et la solidarité avec les familles des martyrs, et pour remercier la Russie et la Chine pour leur position face au complot » contre la Syrie. Rappelons que Moscou et Pékin, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, avaient opposé le 4 octobre leur veto à un projet de résolution des pays occidentaux menaçant le régime syrien de « mesures ciblées » pour qu’il cesse la répression sanglante des manifestations, même s’ils ont depuis largement nuancé leur soutien.
Depuis le début de la contestation à la mi-mars, le pouvoir a maintes fois mobilisé à Damas une foule de personnes pour afficher la popularité de M. Assad, la capitale ayant été jusqu’à présent épargnée par les importantes manifestations antirégime. « L’armée et le peuple avec toi, Bachar el-Assad » ou « La Syrie notre pays et Assad notre président », proclamaient des affiches placardées sur la place à côté d’un portrait géant du président. « Je suis venu de Homs pour dire que j’aime mon président. Des centaines de milliers de Syriens sont descendus dans la rue pour affirmer qu’ils sont conscients du complot qui se trame contre lui », a ainsi affirmé Khaldoun Qassab, 35 ans.
L’appel au rassemblement vise également à « dénoncer » le Conseil national syrien (CNS), une instance regroupant la majorité des courants de l’opposition lancée officiellement début octobre et saluée hier par l’émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, « comme un pas important. Il est dans l’intérêt de la Syrie que le gouvernement parvienne à s’asseoir et à s’entendre avec ce Conseil sur la nature d’une nouvelle Constitution qui préserverait l’équilibre de la nation syrienne », a-t-il ajouté.
Parallèlement à ces manifestations pro-Assad, les opérations militaires lancées par le régime pour étouffer la contestation étaient en cours à Douma, une banlieue de Damas, où des explosions ont retenti, alors que 23 personnes ont été arrêtées à Alep, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
L’OSDH a également fait état de tirs nourris et d’explosions à Homs, où l’armée a dressé des barrages et empêchait l’entrée de véhicules. Dans la soirée, al-Jazira a rapporté qu’une manifestation a eu lieu à Baba Amro, un quartier de la ville.
Rappelons que selon l’ONU, la répression a fait plus de 2 900 morts en Syrie depuis le 15 mars, le régime refusant de reconnaître l’ampleur de la contestation.
Par ailleurs, la cour d’appel de la région de Damas a décidé de libérer l’opposant Walid Bounni en échange d’une caution fixée à 1 150 livres syriennes (23 dollars), a affirmé son avocat Michel Chammas. « Il sera ensuite jugé pour incitation à des manifestations (antirégime) et à la division confessionnelle », a-t-il ajouté. Soulignons que, médecin de formation de 47 ans, M. Bounni, arrêté et condamné à de nombreuses reprises, avait été l’un des animateurs du « printemps de Damas », période de débats et d’espoir de libéralisation qui a suivi l’arrivée au pouvoir en 2000 de M. Assad. En 2005, il avait été l’un des signataires de la « Déclaration de Damas » où les opposants réclamaient un « changement démocratique radical ».
Signalons enfin qu’un citoyen américain né en Syrie a été inculpé pour avoir espionné des manifestants contre le régime syrien et fourni des enregistrements audio et vidéo aux services de renseignements de ce pays, selon un acte d’accusation rendu public hier. Mohammad Anas Haïtham Soueid, 47 ans, qui habite Leesburg (Virginie), a été formellement inculpé le 5 octobre de six chefs d’accusation, dont espionnage. Il a également été inculpé de fausses déclarations à des agents fédéraux et sur un formulaire d’achat d’armes à feu. Il devait être déféré devant un juge de Virginie. S’il était reconnu coupable, M. Soueid risquerait jusqu’à 15 ans de prison pour la seule accusation d’espionnage.
L’ambassade de Syrie aux États-Unis a immédiatement démenti ces accusations, les qualifiant de « grotesques, absolument sans fondement et totalement inacceptables ».
(Sources : agences et rédaction)


Il faut savoir respecter l'adversaire lorsque ce dernier manifeste pacifiquement, calmement et pas après avoir fait sa prière dans une mosquée! Il faut prendre cette manif millionnaire comme un message pour un changement, un appel au dialogue, suivant les réformes proposées pour la première fois par le régime en place. Déclarer la guerre aux autorités du pays (dixit le cns) en s'appuyant sur les plus forts et les plus injustes, ne peut avoir que résultats: 1 - La victoires des autorités par les armes avec des conséquences insoutenables. 2 - la victoire des nébuleuses de tous poils en détruisant littéralement le pays et en instaurant le confessionnalisme et ses conséquences désastreuses sans compter la victoire escompter de l'ennemi sioniste. Il faut arrêter avec les saisons fabriquées des arabes et virer le régime, si le peuple le désire uniquement à travers les urnes! La démocratie est un processus très lent et ceux qui le prônent aujourd'hui y ont des décennies voire des siècles! Alors Attention à la supercherie, elle est grosse comme un camion!
16 h 15, le 13 octobre 2011